Srance du 11 avril
« de décréter que les biens mobiliers des émigrés seraient vendus et que les revenus de leurs biens-fonds seraient consignés pour être employés de suite aux frais de la guerre ' ». Dix jours plus tard, nouvelle aggravation, le club ajouta à la vente des propriétés mobilières la confiscation des propriétés foncières'-.
C'était le vol sans phrase.
Les Amis de la liberté et de Véfjalitë, comme ils allaient bientôt s'intituler, avaient lieu d'être contents de leur propre zèle.
Tout n'était pourtant pas encore fini, et leur soif de vengeance contre des vaincus entièrement étanchée. Les clubistes redoutèrent que les biens ainsi dérobés ne trouvassent des acquéreurs dévoués et que, grâce à la délicate connivence de ces derniers, les possesseurs injustement spoliés ne recouvrassent dans la suite les richesses de leurs ancêtres. Il fallait l'empêcher à tout prix. Une pétition fut en conséquence présentée aux administrateurs du département : les Amis (te ta Constitution y demandaient qu'on exclût *< les ci-devant moines ou prêtres et les régisseurs ou agents des ci-devant seigneurs des adjudications, à titre de fermes, des biens nationaux qu'ils avaient occupés ou régis^ ».
Je m'arrête là dans Ténumération de ces actes multiples de tyrannie. Aussi bien le lecteur a suffisamment compris jusqu'où étaient descendus ces bourgeois bornés et prétentieux, naguère encore si modérés, tou-