‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 99 sur 206 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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on pouvait craindre que quelque victime ne fût oubliée. Le club vannetais s'en efiVaya. En conséquence, il pria les administrateurs du Morbilian « de donner des ordres aux districts de son ressort de faire la liste de tous les citoyens émigrés » et d'expédier ensuite le tableau général de ces rebelles à l'Assemblée nationale '.

11 était vraisemblable, en outre, que quelques-uns au moins des « ci-devant » possédaient des biens en plusieurs départements. Or, comme, en dehors du lieu de leur résidence habituelle, il était possible qu'on ignorât s'ils avaient eiïectivement quitté le royaume, le club conclut que l'Assemblée nationale devait « charger le département de se faire rendre compte par les municipalités de tous les Fran(;ais (pour lors) absents de leurs domiciles et résidant en pays étranger»; il demanda, de plus, qu'on publiât la liste complète des émigrants^.

Rien donc ne pouvait plus échapper au séquestre : les clubistes vannetais, pour atteindre ce résultat, avaient déployé autant de constance que de perspicacité.

Ils s'aperçurent bientôt néanmoins que leur œuvre n'était pas encore parfaite.

Un jour viendrait peut-être où les exilés reverraient leur patrie ; ils essaieraient sans doute alors de rentrer en possession de leurs anciens domaines. Il importait de rendre la chose impossible. A cet effet, la Société rédigea une pétition pour supplier les représentants

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