Les citoyens de la commune <le Vailly. comme ci-dessus
Des perfides, nous le savons, s'en vont répétant que vous n'avez pas le pouvoir de prononcer sur le tyran. Rien de plus faux. « Le peuple vous a nommés pour juger les crimes de Louis Capet*. » « Quant à la souveraineté nationale, sans doute il faut la respecter, c'est laque réside notre salut; mais nous n'avons point mis de bornes à vos pouvoirs-. » « Vous êtes revêtus de pouvoirs illimités"^. » En voici la preuve indubitable : « Vous avez décrété que le scélérat Capet serait jugé définitivement par vous ; le souverain (le peuple\ par son silence respectueux, n'a-t-il pas sanctionné cette loi? Quelle est la portion de la république qui s'est élevée contre votre décret? Nous osons le dire, aucune. » '
On répète aussi, pour vous détourner de votre devoir, que le tyran o ne saurait être ju^^é par ses accusateurs. Citoyens, que ce soit vous, que ce soient les assemblées primaires qui décident du sort de ce grand criminel, il n'en sera pas moins jugé par ses accusateurs. Tous nous sommes ses accusateurs et tous nous serons ses juges par vos organes... Citoyens, vous nous représentez... Quel que soit votre jugement, il sera le nôtre, nous y adhérons d'avance"'. » Et nos bras seront assez forts pour le faire exécuter. Ne craignez pas d'ailleurs les agitations dont on nous menace. « Partout on est
1. Les vrais répul)licains de Fontenay. 6 janvier IIOS. Suivent vingt-cinq signatures environ: les Amis de la liberté et de l'égalité de Versailles. 6 janvier 1793. Archives nationales, C, 245.