‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 123 sur 206 · Dubois-Dubais l'aîné : Can (.v/c), le 12 janvier · texte numérisé non relu

Dubois-Dubais l'aîné : Can (.v/c), le 12 janvier

3. Le citoyen Gentil, curé de Longueville, district de Dieppe.

jusquà sept fois par la République française et tous les peuples libres^ ».

Aussi bien, la déchéance que vous avez prononcée contre lui « est une peine, selon moi, proportionnée au délit... Le punir de mort ne remédiera point à nos maux et à nos désastres... Consultez (donc) votre clémence en épargnant le sang de notre ancien père commun ^ ».

Si le brave jureur, qui parlait ainsi, croyait à la clémence de la Convention, d'autres étaient moins naïfs. Ils savaient que les massacreurs de septembre aimaient le sang et que, dans cette armée, les chefs, en cela du moins, ressemblaient pour le grand nombre aux soldats. Plusieurs se présentèrent donc offrant leur vie pour conserver celle du roi.

« Je n'ai jamais vu I^ouis XVJ, disait celui-ci, je ne suis pas connu de lui, il ne m'a jamais fait de bien et il ne peut m'en faire... (Néanmoins), si la République exige en holocauste la mort d'un Français, si Louis XVI est condamné, je demande à mourir pour lui... Louis XVI, devenu un homme ordinaire, simple citoyen comme moi, ne peut être considéré comme une victime précieuse ; entré dans la classe des citoyens, rang unique dans la république basée sur les lois de l'égalité, il n'est pas au-dessus de moi, je suis égal à lui... En me recevant à sa place, vous ne déroberez rien à la vengeance nationale... Si (donc) la Convention juge qu'il faut un monument sensible de la justice du peuple, je fais hommage de mes jours à la patrie. » Que de

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