‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 141 sur 206 · IhUl · texte numérisé non relu

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3. Ce même jour, le tribunal criminel prenait un arrêté de sursis jusqu'à ce (|ue le département se lût prononcé. //><>/., pièce 23.

4. Cf. extrait des regisiresdes délibérations du Directoire exécutif. tS germinal an IV. Ib'uL, F', 6010, pièce 3.

o. Cf. ibid.. F'. :i29"î. i)icce 20.

lamentable sans gêne de la part de certains représentants du pouvoir vis-à-vis des prévenus.

Au commencement de floréal, le ministre de la police générale, Cochon, s'apercevait que les pièces relatives à Loriquet, envoyées le 8 germinal au tribunel criminel de la Marne, n'étaient point parvenues à leur destination'. Peu après il constatait également que plusieurs autres, expédiées le 18, n'avaient pas pris une meilleure direction-; trois seulement, parties postérieurement de ses bureaux, n'avaient point été égarées ^.

Le 9 floréal, une circulaire réclamant ces importants documents était adressée aux commissaires du pouvoir exécutif près les tribunaux civils et militaires de divers départements '. Mais, de toutes parts, on répondait n'avoir rien reçu de tel"'.

Le ministre delà Police générale se découragea-t-il devant l'inutilité de ces recherches, ou plutôt voulut-il profiter habilement d'un incident qui retardait la mise en liberté d'un prévenu pour lequel il demeurait assez mal disposé ? Toujours est-il que son collègue de la Justice se vit contraint d'essayer de l'arracher à sa coupable torpeur. Sept mois plus tard, le 3 frimaire an V (23 novembre 1796), il lui écrivait : « Le tribunal (criminel) du département de la Marne se trouve arrêté, mon cher collègue, dans la procédure qu'il est

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