‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 153 sur 206 · Cf. i.ièces -24 et · texte numérisé non relu

Cf. i.ièces -24 et

Au moins on ne les fit pas languir longtemps dans leur cachot.

Le 6 messidor (24 juin), en compagnie de treize autres infortunés, dont deux prêtres, un charpentier, un marchand d'estampes, un cordonnier, un loueur de voitures, trois domestiques de laboureur, ils comparaissaient devant leurs juges; Dumas présidait.

I/acte d'accusation, dont chaque page est signée Fouquier-Tinville, était daté du jour précédent.

Ce me semblerait un crime de ne pas citer intégralement la partie du réquisitoire qui tua les malheureux Crouillière. Aussi bien, ce sera vite fait. D'autres victimes attendaient leur tour, et Fouquier-Tinville pressé ne s'attardait pas aux phrases. « 11 parait, écrit-il, que c'était Crouillière père et sa femme qui étaient le centre de la correspondance des prêtres déportés et émigrés avec leurs parents de l'intérieur. Deux lettres adressées à la femme Crouillière... en fournissent la preuve évidente. Quanta Crouillière fils, outre ses correspondances avec son frère Vèmigrc à Londres, une lettre par lui écrite à ses père et mère sur la guerre de Vendée, où il servait comme volontaire, la copie d'un passeport donné à un nommé Beaumont par les chefs des rebelles au nom du prétendu Louis XVII, des écrits fanatiques en vers, la copie du prétendu manifeste du prétendu Louis XVII et une lettre par lui adressée à une fille qu'il voulait épouser établissent qu'il a les principes, les sentiments qui ont conduit son frère à Londrei et qu'il était un instrument docile du fanatisme et de la contre- révolution ^. »

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