Cf. pièce
3. Lun de leurs correspondants était etTectivement ce prêtre qu'ils avaient logé naguère. Cf. pièce 24.
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en aucune façon porter la responsabilité. Sans cela, rien de plus aisé que de compromettre un ennemi : il suffirait de lui écrire.
On leur reprochait enfin d'avoir conservé chez eux des chansons royalistes, des libelles séditieux où Ton vilipendait la République. Mais, sur ce point encore, leur innocence était palpable : ils ignoraient jusqu'à l'existence de ces écrits « trouvés dans un appartement qu'ils n'occupaient pas et dans lequel leur fils et plusieurs ouvriers travaillaient habituellement ». D'ailleurs, « ne sachant rien de rien, pas même lire », qu'avaient-ils besoin de chansons ou de libelles' ? Au surplus, ils étaient bons patriotes, « ne désirant point la rentrée des prêtres et des émigrés «>, témoignant « par leur soumission )^deleur acceptation delà Constitution^.
Ces réponses, qu'aucun témoignage ne contredit, qu'aucune assertion contraire n'affaiblit, ne satisfirent pourtant, toutes concluantes qu'elles nous paraissent, ni les membres du comité révolutionnaire de Séez, ni les juges du tribunal criminel de l'Orne.
Les trois malheureux Crouillière furent dirigés sans retard sur Paris, et, à leur arrivée, enfermés dans la maison d'arrêt « ci-devant collège du Plessis ». Le tribunal révolutionnaire devait statuer en dernier ressort, et Fouquier-Tinville requérir contre eux. Dès lors, il devenait évident que la guillotine les guettait.
1. Cette rrponsc fut faite par M'"* C ouillière devant les juges d'Alencon.