‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 16 sur 206 · Séance du vendredi !"■ juin · texte numérisé non relu

Séance du vendredi !"■ juin

■2. Un frère <le Vannes a dit que depuis longtemps il avait demandé la parole « }>our que l'assemblée se hàtàt de témoigner à nos frères d armes toute la reconnaissance dont elle est pénétrée (lu zèle qu'ils manifestèrent... pour le maintien de la Constitution et la défense de notre ville, que surtout nous la devions à nos braves frères des colonies qui. aftlif,^és jusqu'aux larmes de ne pouvoir suivre l'armée, acceptèrent, avec la plus grande soumission aux ordres des administrations, le glorieux emploi de garder nos foyers ». Cette motion a été couverte des plus vifs applaudissements, et la « Société a arrêté (}ue des députés se retireraient siir-le-cbamp vers les différents corps de l'armée pour leur témoigner toute sa i-econnaissance et pour, en même temps, aller visiter nos frères les dragons et notre camarade de Walsh blessé, et remercier de sa part le noir de M. Beysser, dragon, dans le zèle qu'il a montré pour la défense de son maître ». Cf. séances du 20 février et du 1"'' juillet l"/9i.

:5. Par l'organe d'un membre, « une dame a dit que. d'après un déci-el sanctionné, il est accordé aux officiers des troupes de ligne la décoration militaire à vingt-quatre ans révolus de service... Klle a proposé à la Société de demandera qui de droit que le nicdaillon soit dtmné sur le même pied aux st»us-officiers et SM|d;its des mêmes froui»es. en témoignage de reconnaissance de leur constance au service pour la défense de la patrie. Cette motJMii a e((' adoptée h l'unanimité.» 'Séance du mardi 1.") mars 1191.) — In Imnorable membre « a fait motion de députer vers Messieurs du ile[iartement pour appuyer auprès de ces administrateurs la demande tléjà faite par nos vénérables frères de Lorient... d luu- place dans la gendarmerie nafi<uiale piiur ncdre brave freie j'iiMiil. sergent-major de l'artillerie des colonies ». Une dé(Mitali.Mi fut aussitôt nommée à cet effet. Séance du 11 février 1 T'M .

En février 1701, « nos braves frères de Walsh » n'avaient pas encore obtenu la permission de substituer, sur leur drapeau, à la cravate blanche, la cravate aux trois couleurs que leur offrait la municipalité '.Les clubistes souffraient avec eux de ce douloureux état de choses: ils s'employèrent donc sans retard à y porter remède. Un membre proposa « de s'adresser à MM. les commissaires du roi pour se faire autoriser à cette démarche si flatteuse et si agréable pour les bons citoyens de Vannes ». Un autre conseilla, sous forme d'amendement, « d'envoyer des députés à M. O'Riordan, ce digne chef de nos frères de A\'alsh, pour lui demander s'il avait reçu la réponse du ministre » sur cette affaire.

Ces motions témoignaient trop évidemment du civisme le plus pur pour n'être pas adoptées d'enthousiasme ■-.

Sur ces entrefaites, on eut l'heureuse nouvelle que le ministre de la Guerre, M. Duportail, accordait enfin la faveur sollicitée. Ce fut « notre brave frère » Déléan, quartier-maître trésorier du régiment de Waish, qui vint l'annoncer aux Amis de la Constitution. A cette occasion, « il fit un discours oii il exprima l'empressement de tout son corps à recevoir ce gage certain de l'union et de l'harmonie qui ont régné et qui régneront toujours entre les bons citoyens, la Société des Aynis de ta Constitution de ^'annes et le régiment de Walsh, et son regret de ce que des circonstances impérieuses l'avaient empêché de recevoir plus tôt ce gage chéri et

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