Cf. séance du 2" février
précieux. Trop heureux, dit-il en terminant, si nous parvenons à convaincre tout l'empire que le premier jour qui verra flotter fièrement sur nos drapeaux cette cravate tant désirée sera le plus beau... que le régiment de Walsh aura passé depuis sa création ». On devine si ce brave frère fut chaleureusement applaudi ^
Quelques mois plus tard, les clubistes étaient moins favorisés. Ils avaient résolu d'offrir un drapeau au 92^, alors dans leurs murs. En conséquence, ils préviennent le général Canclaux - et sollicitent l'autorisation requise. Celui-ci, à son grand déplaisir, se vit contraint de la refuser. Le 92^ avait déjà deux drapeaux, la loi ne lui permettait pas d'en recevoir un troisième. Luimême, sans se compromettre, ne pouvait déférer à la requête qui lui était présentée -^
C'était une fête patriotique de supprimée.
l^ar bonheur, le civisme des Amis de Ja Constitution était tenace et inventif. Après la désolante déclaration do (Canclaux, un membre se leva, u II demanda que, puisque la loi ne permettait pas au régiment de recevoir le guidon qui lui était destiné, il fut placé dans l'endroit le plus apparent de la salle ', en signe de reconnaissance des sentiments dont ce régiment avait toujours été animé; que M. de Canclaux et les officiers du 9:2'' régiment fussent invités à assister à la cérémonie (jui serait faite pour la réception de ce guidon et qu'il