Son mari écrivait en etlet : « Je ue dirai quun mot de ma
ses devoirs ; ses panégyristes Tont trop oublié. La femme de Camille Desmoulins nous a donc encore été présentée sous des couleurs trop riantes.
Assurément elle est touchante dans son amour si vif, si candide, j'allais dire si ingénu, pour son mari. « Il y a cinq jours que je n'ai vu Camille », remarque-t-elle tristement. Assurément encore, elle sut lutter contre les assauts qui lui furent livrés dans le triste monde qu'elle fréquentait. « Fréron ' fait peur, écrit-elle. Pauvre nigaud, tu as donc bien peu de choses à penser. » Et, quelques mois plus tard, après le 10 août et la nomination de son mari comme secrétaire de Danton, devenu ministre : u Une seule chose me chagrinait. C'était Fréron. Chaque jour, je voyais de nouveaux progrès et ne savais qu'y faire. (J'en parlai à maman); elle approuva mon projet de badiner et de plaisanter là-dessus, et c'était peut-être le plus sage. Qu'y faire? Je me crus donc très prudente de le recevoir avec amitié et réserve, comme à l'ordinaire. »
Sur ces entrefaites, Fréron fut envoyé en mission, ^|me Desmoulins se crut délivrée. Elle se trompait. u Fréron, écrit-elle après son retour, Fréron a toujours l'air de soupirer; mais que ces manières sont ourses {sic). Pauvre diable! De quel espoir te berces-tu? Eteins dans ton cœur un amour insensé. Non, non, mon ami, non, mon cher Camille, n'aie pas peur ; jamais cette amitié, cet amour si pur n'existera pour d'autres que pour toi, et ceux que je vois ne me
femme : javais toujours cru à l'immortalité : mais mon ménag est si heureux que j'ai craint d'avoir reçu ma récompense sur la terre et j'avais perdu ma démonstration à l'immortalité. » 1. Fils du fameux critique et ami de Robespierre.
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seront chers que par l'amitié qu'ils auront pour toi^ »
Fréron n'en continuait pas moins de soupirer : il s'enhardit même. « Que signifient ces déclarations? écrit alors Lucile. Tu es fou et je te ferai sentir que tu dois être plus sensé. >>
Avec Danton, elle changea de tactique. « Ah! pour celui-là, dit-elle, je m'en défie ; j'avais à craindre les yeux de sa femme avec laquelle je ne voulais pas être mal. Je fis si bien que l'un ne sut pas que je m'en étais aperçue et l'autre que cela pouvait être. »
Voilà, certes, une fidélité au devoir qu'on ne saurait trop louer, bien qu'elle n'ait rien d'extraordinaire en elle-même, surtout dans les premières années d'une union longtemps désirée et longtemps entravée.
Mais, si, de cette manière, son amour pour son mari l'aida à fuir la honte, il l'entraîna, d'autre part, à des actes, ou plutôt à des paroles fort regrettables, que plusieurs ont complètement oubliées, bien à tort assurément-.
On peut lire, dans M. Claretie, cette page de son Journal dans laquelle elle peint ses angoisses, ses transes pendant la nuit du 10 août : « Camille, ô mon pauvre Camille, que vas-tu devenir?... J'allai me four-
1. Elle avait dit un peu auparavant : « Fréron parait toujours le même, mais je m'en fiche; qu'il devienne fou, s'il veut. »
2. Cet amour parait, eu outre, avoir été trop ombrageux et défiant. Camille disait à son père : « Vous vous plaignez de ce que je ne vous écris point... (Voici la raison de mon silence.) Lucile asi grand peur ipiil ne me i)renne envie d'aller vous embrasser qu'elle s'inquiéterait si elle me voyait vous écrire... J'imagine (|ue ce qui lui donne cette sollicitude, c'est le souvenir de quelque cousine dont on lui aura parlé. » Etfectivement Camille avait voulu épouser une demoiselle Godard, sa parente, qu'il avait aimée dés sctn enfance.
rer dans le salon pour ne point voir tous les apprêts » de Tattaque qu'on avait décidée contre les Tuileries.
Ces inquiétudes, bien que fort naturelles, ne nous laissent pas insensibles. Toutefois, ici encore, l'ivraie se mêle au bon grain.
Signalant la conduite pour le moins étrange de Danton ' pendant cette « nuit fatale », elle s'indigne de son inaction. « Ce Danton qui reste dans son lit, lui, le point de ralliement! » s'écrie-t-elle. Pourtant, ce qui la secoue si violemment, ce n'est pas le danger d'échec que court l'entreprise, ce n'est pas le bonheur de la France qu'elle croit compromis ou retardé, c'est une sorte de jalousie contre qui lui paraît plus heureux qu'elle. « M™^ Danton m'est insoutenable-; elle est tranquille, son mari n'a pas envie de s'exposer. {Pour-
1. « Le 9, j'eus des Marseillais à dîner : nous nous amusons assez après le dîner. Nous fûmes tous chez Danton. Sa mère pleurait, elle était triste; son père avait l'air hébété. Danton était résolu: moi. je riais comme une folle. 11 craignait que l'affaire l'attaque des Tuileries) n'eût pas lieu... (Un peu plus tard) Danton était agité... Il vint se coucher et n'avait pas l'air fort empressé. Il ne sortit presque point. Minuit approchait, on vint le chercher plusieurs fois. Enfin il partit pour la Commune... Danton revint."»
2. Lucile ordinairement n'est pas tendre pour ceux qu'elle fréquentait : « Ricord (député du Varà la Convention) est venu chez nous. Il est toujours le même, bien brusque et grossier, vrai fou, étourdi, insensé. (Quant à Danton), ses plaisanteries sont aussi rustres que lui. — J'ai été avec Camille chez une vieille folle. Ah ! grand Dieu I quelle charogne! — On vient me voir (après mon accouchement), on peste de voir comme je m'en tire.
— Tallien, Chabot, Thuriot (sont venus chez moi). Thuriot est un fichu coch... Sa figure est si vilaine qu'elle en pue. 11 prenait de grandes libertés avec M""" Robert (femme du député des Ardennes). Elle le repoussait, mais pas trop fort, pour ne pas dire faiblement. (Un autre jour elle semblait jalouse des agaceries que Danton me faisait. (Quant à la femme de ce dernier) qu'elle est détestable!»
— Décidément, la « suave » Lucile devient acerbe.
tant, qu'elle tremble à son tour), car, si mon mari périt, je suis femme à poignarder le sien. »
Cette page de colère se termine heureusement par une réllexion qui la corrige un peu, sans refîacer.
Danton est ministre ; Camille devient son secrétaire : « Si tout cela pouvait durer, écrit Lucile, un peu plus tard ; je crus alors que j'allais avoir le pouvoir de faire du bien à qui je voudrais. Vaine chimère, je n'ai rien pu au bout de huit jours. »
Cette impuissance à rendre service, impuissance dont se plaint M'"'" Desmoulins, doit sembler d'autant plus regrettable pour sa mémoire, qu'elle avait à se faire pardonner des lignes comme les suivantes, où s'affiche la haine la moins excusable pour des infortunés que le malheur eût dû lui rendre sacrés.
Elle a suivi les séances de la Convention, où s'instruisait le procès de Louis XVf, entendu les députés s'injurier, craint même un moment de les voir se battre, comme elle dit; et loin de comprendre que la passion seule parlait par la bouche de ces exaltés, que la justice était une étrangère pour eux, elle ne trouve, devant une condamnation obtenue par la peur et dictée par les menaces, que ce mot sauvage : « Enfin nous triomphons 1 » Et cette femme qui fondait en larmes devant le corps de Lepeletier de Saint-Fargeau, qui longtemps après était encore pâle et défaite, cette r.ucile « douce et bonne », nous déclarent ses admirateurs, écrivait sèchement, le 21 janvier : « C'est aujourd'hui qu'on (a) fait mourir Capet (Desmoulins disait V animal-roi \ tout s'est passé avec une tranquillité parfaite. »
Ce qui ne doit pas sembler moins instructif, c'est
LUCTLE DESMOULINS 354
que ce n'était pas là un accès passager de surexcitation nerveuse. Elle confiait à son Journal cette pensée que Tamour de la patrie ne lui dictait pas seul : u On dit que Tempereur est mort, que le comte d'Artois est aux arrêts, que le Conti est exilé, quela reine pleure : tout cela me paraît de fort bonnes nouvelles. Lorsque nos ennemis gémissent, nous devons nous réjouir. »
Effectivement, elle se réjouissait, ou, si les événements ne le lui permettaient pas, '< Tadorable " Lucile .. maudissait. « O femme, disait-elle de Marie-Antoinette, femme cruelle, femme indigne du soleil qui t'éclaire, quoi 1 la vengeance céleste n'éclatera pas tout entière sur ta tête, tu triompheras ! Va, le jour n'est pas loin peut-être où tous les maux que tu causes retomberont sur toi ; tu gémiras alors, mais il ne sera plus temps, on ne te plaindra pas. Crains l'exemple des reines qui, comme toi, ontfait le mal. Vois, les unes ont péri de la misère, les autres ont porté la tête sur Téchafaud, voilà peut-être le sort qui t'attend. » On sait qu'il n'attendait pas seulement l'infortunée souveraine.
Une autre fois, Lucile disait encore, parlant d'un visiteur qu'elle ne nomme pas : « Imbécile d'Irlandais, il plaint la reine, il ne veut pas dire du mal d'elle... De quoi se mêle-t-il ! Qu'il aille dans son pays... Va..., je te déteste. »
Et dire que la femme qui s'oubliait jusqu'à tenir un pareil langage, devait entendre ses juges alléguer son royalisme pour obtenir sa condamnation à mort. On la proclama, en effet, convaincue de complicité dans une conspiration dont « le but était de massacrer les représentants du peuple et de replacer sur le trône le
fils du tyran, en anéantissant pour jamais la liberté; soulèvement qui avait été tellement combiné que dans (une même) nuit il s'était manifesté dans diiïérentes maisons d'arrêt de Paris des mouvements de sédition et de révolte dans lesquelles on avait crié : Vive le roi ' ».
Quelle récompense d'une haine déshonorante !
Si dure à ceux dont elle s'était faite l'ennemie, « l'aimante » Lucile fut-elle au moins pitoyable à ses amis? Sa douce inlluence s'exerça-t-elle, quand il le fallut, à calmer les colères folles de son mari? Ses historiens ne s'entendent point sur ce détail. M. Claretie nous dit qu'elle prenait plaisir (( à éperonner Camille tout emporté, tout frémissant »; M. Despois, qu'elle se tenait à l'écart et u lui laissait le soin de régler lui-même sa vie publique ^ ».
Ce qui du moins est certain, c'est qu'elle n'agit point dans une grave circonstance où tout lui commandait d'agir. On connaît les assauts furieux de Camille Desmoulins contre les Girondins ; on sait la part de responsabilité qu'il s'attribuait plus tard tristement à luimême dans leur condamnation. De fait, c'étaient là d'anciens amis, des alliés de la première heure, qu'il poursuivait avec férocité ; deux des principaux même, Brissot et Pétion, avaient été ses témoins à Saint-Sulpice, il n'y avait pas trois ans. I.ucile s'en souvint-elle, et, en présence de l'échafaud qui déjà se dressait pour
1. Archives nationales. \V. 34."), 616, 'i" partie, pièces "73, 74.
2. On cite d'elle, pourtant une parole qu'il faut retenir, linine, Conseillant à Camille, en sa présence, de modérer ses attaques contre Hohespicrre, elle aurait répliqué : « Laisse-le faire, Hrune. laisse-le remplir sa mission : il doit sauver son pays. »
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eux, elle le savait, eut-elle le noble courage de rappeler à son mari, suivant un mot heureux qu'elle devait prononcer peu après, que la main de Brissot « avait uni leurs deux mains » ? Certes il est bien difficile de croire qu'une parole de sa bouche, une prière de ses lèvres n'eussent pas apaisé les colères du forcené et fait remettre au fourreau des armes empoisonnées, dont les coups devaient être mortels, il était aisé de le prévoir? Hélas ! Lucile se tut, et les tètes tombèrent. Pas une ligne n'est même consacrée à ces malheureux, dans le Journal, où Dillon n'est pas oublié '.
Il faut avouer que ce lugubre épisode, sur lequel ses panégyristes ne se sont pas expliqués, ternit singulièrement la lumineuse et « séduisante image » de la jeune femme.
Au moins troiivera-t-on en elle l'idéal de la mère, et cette fois pourrons-nous souscrire sans réserve aux éloges qu'on lui a prodigués ? On en jugera.
Au lendemain de ses couches -, il s'échappe de ses
1. Arthur Dillon, né en Angleterre, général de division, ancien constituant, ami de Camille Desmoulins et deChalîot. 11 fut jugé et guillotiné le même jour que Lucile.
2. 6 juillet 1192. Son enfant ne fut pas baptisé : Camille « n'ayant pas voulu, disait-il. le faire débuter dans le monde par un choix inconséquent entre neuf cents et tant de religions qui partagent les hommes ». Cité par Lenôtre : Paris révolutionnaire. r.lOO. p. 3fi. — Le père et la mère oubliaient bien facilement les promesses, faites tacitement du moins, au prêtre insermenté qui les avait unis. — Faut-il supposer que Lucile se sentit envahir par le repentir de cette lâcheté et le remords, quand elle entendit articuler contre la fournée dont elle faisait partie
Sf)* FRATRRMTÉ HKVOLLTIONNAIHE
lèvres des accents touclianls de tendresse, bien que légèrement emphatiques : « Je suis accouchée. O Dieu, quel changement tu as fait en moi, une deuxième nature vient d'y naître, .le suis mère; mes yeux se remplissent de larmes. C'est bien doux d'être mère... O mon enfant, mon clier enfant, quelle palpitation j'éprouve en pensant à toi! Mon fils! Pourquoi donc ce mot fait-il couler mes larmes ? » J^^t lorsqu'on croit devoir l'éloigner d'elle momentanément : « Il est parti, s'écrie-t-elle ; quand on m'aurait arraché l'àme, on ne m'aurait pas fait plus de mal. Quelle plaie s'est faite à mon c(Jour ! Cher enfant, vis. O Dieu ! tu seras heureux ; mes larmes coulent. Quel sera ton sort? tu ne me quitteras jamais. O que je l'aime ! »
Après avoir entendu de tels accents, on ne peut se défendre d'une véritable surprise en lisant, dans ses admirateurs, le récit de la mort de M'"* Desmoulins ; car, s'il fallait les en croire, la mère, au pied de l'échafaud, eût totalement oublié son fils.
« Ce qu'elle voulait, écrit M. Claretie, c'était revoir Camille..., le retrouver dans la mort... Elle souhaitait (donc) avec une ardeur fébrile le supplice qui devait la réunira celui qu'elle avait perdu... O joie ! s'écriat-elle devant la guillotine, dans quelques heures je
(levant \c Tribunal révolutionnaire r.uTusalion suivante : Un autie de leur criino. disait Koufjuier-Tinvillc, est de « vouloir ctlaccr toute idée do l.i divinité, fonder le ^M»uvernement français sur l'atliéismc... t^eur but était d'.inéantir t(uile espèce de moi-ale, d'étouffer tout principe de vertu et de persuader aux peuples voisins que la natinu française en était venue au dernier de^'ré de dissolution où il soit possible de parvenir en détruisant jusi\u'ii ridée de l'Ktre sujjrèuie. » Arcbives nationales, \V. 345.676, 0" partie, p. "4.
LUCILE DESMOULI^S 35';
vais donc revoir mon Camille !... Rien ne me retient plus ici-bas. »
Ces paroles furent-elles celles de Lucile, et ces sentiments les siens? Je serais heureux d'en douter. En tout cas, si M. Claretie nous la montre, dans cette dernière scène, telle quelle fut en réalité, il sera, une fois de plus, tout à fait impossible de la regarder comme un type de beauté morale, comme une femme « toute de charme ». Kien ne la retient plus ici-bas! Elle oublie donc ce pauvre petit orphelin qui peut à peine balbutier son nom ! Elle ne sait donc pas que personne ne peut remplacer une mère ! Mais ce serait presque une monstruosité. Elle oublie, de plus, que Camille lui écrivait au moment de partir pour Téchafaud : <( Vis pour mon Horace, parle-lui de moi. Tu lui diras ce qu'il ne peut pas entendre à présent), que je l'aurais bien aimé. >)Pour mon compte, j'aime mieux croire que ses historiens se sont trompés, préoccupés qu'ils étaient de nous bien persuader que u cette fillette de Greuze avait une âme de Romaine ».
Tel est, au vrai, le portrait de Lucile Desmoulins, tracé non plus daprès les déclamations lyriques d'admirateurs prévenus, mais peint de sa propre main dans des pages qu'on peut croire d'une sincérité parfaite. On constatera qu'il diffère très notablement de ceux qu'on nous avait montrés jusqu'ici. De réelles beautés s'y voient assurément ; mais l'on y aperçoit aussi des taches nombreuses qu'on avait habilement dissimulées : trop souvent même on remarque que les qualités célébrées avec enthousiasme sont qualités ordinaires et communes. Les panégyristes de la Révolution se sont épris de cette jeune femme, morte à vingt-trois
3r>6 FRATERNITÉ RÉ VOLLTIONIS AIRE
ans ^ et Tont exaltée à Tenvi. Ils ont, dans leurs éloges assurément dépassé la mesure ; il serait cruel de le leur reprocher trop vivement : quand ils cherchent des héroïnes dans leurs ran^s, ils n'ont pas l'embarras du choix et il leur faut se contenter de peu.
Quoi qu'il en soit d'ailleurs de la ressemblance plus ou moins parfaite du portrait qu'ils ont laissé d'elle, on comprendra, à la vue de Téchafaud où les anciens compagnons d'armes de son mari la firent monter sans motifs, ce qu'étaient ces réformateurs auxquels, dans sa naïveté, elle avait bruyamment applaudi ; on jugera cette Révolution qui dévorait pêle-mêle amis et ennemis sans se rassasier, en dépit des maximes humanitaires qu'elle jetait à tous les vents, sans se lasser; on conclura enfin ce qu'était la fraternité révolutionnaire.
1. M. (les Essarls écrit qu'à ce spectacle ses yeux naguère surtout se remplissaient de larmes : ce qui ne l'empêche pas maintenant, devenu « plus stoïque ». d'applaudir nu bourreau et de
conclure :
... Que ton iioiii soit ftMt".
O République !
C'est prestement passer l'éponge sur des crimes odieux.
2. On connaît le billet que Lucile écrivit à sa mère en face de la guillotine pour ainsi dire : « Bonsoir, chère maman, une larme s'échappe de mes yeux: elle est pour toi. Je vais uTendormir dans le calme de l'innocence. » Que n'a-t-eile ajouté ce mot de son mari? « Je crois qu'il y a un Dieu. Mon sang eilacera mes fautes. »