Sr.ince du 19 avril n
ii. Sranco du 27 avril MX).
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i. Srancc du 'M) avril n!)3.
LES IDÉES POLlTIQrES ET RELIGIEUSES DU CLUB 49
plus reculés du pays '. On se répétait que les députés n'étaient plus libres à Paris, qu'il fallait voler à leur secours.
Le club de Vannes s'émut de ces nouvelles. Après avoir entendu dans la séance du 8 juin la lecture d'une lettre « des citoyens de Rennes représentant à la Convention que la commune de Paris la subjuguait et que les efforts des agitateurs et des anarchistes devaient être punis sévèrement ^ », il décida, dix jours plus tard, d'envoyer à l'Assemblée nationale et à toutes les sociétés populaires une adresse pour « témoigner son indignation contre les anarchistes^ »; il applaudit, en outre, au club de Bourges qui venait de se prononcer nettement dans le même sens ''.
Bientôt même on ne s'en tint pas à ces démonstrations inefficaces ; on voulut agir.
Dans ce but, une réunion de délégués des cinq départements de la Bretagne avait été décidée, et la ville de Rennes choisie pour le lieu du rendez-vous. Les clubistes vannetais adhérèrent chaudement à cette démarche'• et arrêtèrent de prier la commune de désigner au plus tôt ses mandataires. On sait quelles furent les suites de cette entente. Certains volontaires, au nombre
1. Sur l'impression produite en Bretagne par ces nouvelles alarmantes, voir la lettre adressée, le 3 juin 1793. à la Convention, par Gillet et Merlin, députés en mission près de l'armée des côtes de Brest. Archives nationales. AFii. 266. — Lire pareillement celle du 12 juin : Ihid.. 46; ainsi que l'adresse aux représentants écrite par le Conseil général du Finistère, 29 décembre 1792: ibid., C, 24.j.