Cf. séance du 14 février l'Ql
2. Sur ce point, le manuscrit que j'utilise présente quelque obscurité. Le procès-verbal de la séance du samedi 2 avril dit que lintrus était arrivé ce jour-là même d'Herbignac. et pourtant, d'après deux autres procès-verbaux, il s'était rendu le 28 mars à la cathédrale (séance du 28 mars), et le l*"" avril au club (séance du 1" avril. — Ce qui parait le plus probable, c'est qu'il était à Vannes le jour de l'élection, et que. peu après, il retourna pour quelques heures à Herbignac.
linstant, le club nomma une députation pour aller s'informer delà santé de ce <( digne prélat ». 11 eut bientôt la joie d'apprendre que « le vénérable pasteur » avait l'ait le plus heureux voyage, sans fatigue sérieuse ^
De pareils témoignages de sympathie méritaient leur récompense : ils lObtinrent. L'intrus se rendit à l'une des séances de la Société presque immédiatement après sou entrée à Vannes. Le président l'en remercia dans l'un de ces discours emphatiques en vogue à celte époque. Le faux pasteur lui répondit sur un ton pareil, de façon à « donner à connaître d'une manière non équivoque qu'il était ami de la Constitution- ».
Peu de jours après ce lamentable épisode, Lemasle se rendit à Paris pour s'y faire sacrer. Dès le 10 avril, le club s'occupait de la réception qu'il convenait de lui faire à son retour dans sa ville épiscopale, « vu sa dignité et ses qualités éminentes'' ». 11 témoignait aussi de son désir de le posséder sans retard. Lemasle pourtant ne se hâta point de répondre à cette touchante impatience. Les clubistes se résolurent donc à lui écrire de nouveau pour s'informer de l'état de sa santé et le presser d'accourir au milieu de ses fidèles ''.
Ces délais, si durs aux Amis de fa Consliiulion^ furent probablement, en partie du moins, consacrés par l'intrus à la composition de sa lettre pastorale. Les solennelles banalités qu'elle contenait agréèrent-elles aux clubistes? On en peut douter. Lorsqu'on en eut