Séance <lu 18 juin
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parés à ceux qui furent multipliés en faveur de Tévêque intrus du Morbihan. On craignait sans df>ute que le malheur et l'isolement ne rappelassent l'apostat à luimême.
Lorsque le bruit se répandit que M. Guégan\ député, venait d'être choisi pour remplacer M^^''' Amelot, le club, à l'unanimité, arrêta d'écrire à « ce vénérable pasteur pour lui témoigner la satisfaction delà Société de son élection à l'évêché de ce département et l'engager à hàtcr son retour dans le diocèse afin de contribuer à l'organisation de ses paroisses- ». Cette invitation ne fut point entendue; car M. Guégan, on le sait, refusa l'honneur criminel qu'on lui offrait, u et sur son front la couronne de chêne civique se ilétrit instantanément-^ )>, suivant un mot d'alors.
Force fut donc de se mettre en quête d'un autre ambitieux à la conscience moins timorée. Lemasle, curé d'Herbignac, dans la Loire-Inférieure, attira les regards. Ce n'était pas un inconnu pour les Amis de la
I. Julien Guég.in. né en 1746. curé de Pontivy en 1778. député en 1789, élu évê(]ue du Morbihnn le 6 mars 1791. L'un des premiers, il s'ét.'ut Tihini au tiers et avait prêté serment à la Constitution civile du clergé, serment (lu'il rétracta d'ailleurs bientôt. Ohlii^ù de s'exiler, il mourut en Espagne en mars 1794.
il. Séance <lu mercredi 9 mars 1791. — Le club jtrofessa, en toutes occasions, une vénéi-ation touchante pcuir les évêques intrus. Lorsque Le Coz, le métroi)olitain d'Ille-et-Vilaine, passa p;ir \'.mnes. la Société chargea quel(|ues-ims de ses membres de se rendre près de s;i personne et apprit avec grande joie ([uils Mv.iifut ret'u de lui v< le plus favorable accueil et niêuie l'accolade IValenielie ». Cf. sé.ince du 4 avril 17îH. — Voir également ce qui regarde h- sacre d'Lxpiiiy et Maroles, séance du samedi ;i mars ]7!M.
:!. lM(Mrs-verl)al de l'élection de M. (iuégan. cité dans le bulletin lie In Socii'lr iioliimalhujue du Morbihan, année 1870-1871, p. :5(i.
Constitution. J'ai signalé la lettre de satisfaction qu'ils lui adressèrent en apprenant comment il avait entraîné dans le schisme, à sa suite, tous les ecclésiastiques de la paroisse de Guérande'. Après le noble refus de Guégan, on se rappela cet indigne, et les suffrages des électeurs le portèrent sur le siège épiscopal du Morbihan. Le dimanche 27 mars, cette nouvelle fut reçue au club avec applaudissements. A partir de ce moment, une sorte d'intimité s'établit entre l'intrus et les membres de cette Société, intimité d'ailleurs qu'ils ne perdirent aucune occasion de manifester bruyamment.
Dans la séance du 28 mars 1791, l'assemblée entendit d'abord avec grande satisfaction le discours que son président avait préparé dès lors pour dire au nouveau prélat le bonheur des clubistes saluant sa venue dans leur cité; elle écouta ensuite avec non moins de joie l'invitation, que lui adressait la municipalité, d'assister à la messe et au Te Deum qui devaient être chantés le lendemain dans l'église cathédrale en actions de grâces de l'heureux choix du corps électoral. Et ce qui redoubla le contentement des Amis de la Constitution^ c'est que, notaient les municipaux, la messe devait être célébrée et le Te Deum entonné par le jureur.
Lemasle arriva à Vannes le vendredi l^*" avril ^. A