Séance du 2o août
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ment de nombreux lémoignag-es d'un respect extérieur plus ou moins sincère, ils le défendirent encore en maintes occasions. Toucher à Tapostat, même du bout du doigt, c'était, semble-t-il, les blesser à la prunelle de l'œil.
ÏjB premier que menacèrent leurs foudres vengeresses fut un clubiste. Dans la séance du 28 mars, en effet, un membre de la Société vint, les larmes aux yeux, u dénoncer un mauvais propos de la part d'un de nos frères contre le nouvel évêque du département^ ». L'assemblée, remplie tout à la fois d'une juste indignation et d'une compatissante pitié pour Finculpé, décida, avant de brandir le glaive de la justice, comme l'on disait alors, que l'accusé comparaîtrait pour se justifier. C'est ce qu'il lit. la douleur au cœur. Il assura <( (ju'il n'était que l'écho de quekiues personnes qu'il ne pouvait nommer, attendu que, domicilié dans cette ville depuis deux ou trois mois seulement, il n'en connaissait pas encore les habitants »; il conclut donc, la main sur la conscience, qu'il ne se croyait « coupable que d'une inconséquence ». Les juges se sentirent convaincus et lui octroyèrent son pardon ; bien plus, grands et généreux, ils le comprirent dans la députation chargée de féliciter le jureur de son élection ''^.
Tous n'obtinrent pas aussi facilement leur grâce. Lorsqu'on dénonça « à l'assemblée les supérieures d'une communauté qui n'avaient pas jugé à propos de faire sonner, comme elles le devaient », à la nouvelle
1. On .iflirm.iil t'iitrr autres chos«^s que T-npostat avait depuis loii^'tciiips rciKincf à J.i frc(|iienfation du sacrement de pénilen» »'.