Séance du lundi 14 février
2. Cette atlaire donna lieu à nooabrc de motions plus ou moins
72 FRATERNITÉ HÉVOLtTTON> AIRE
Le succès obtenu par cette requête encouragea sans doute les Amis de hi Conslitvtioii ; du moins, ils ne s'arrêtèrent pas en si beau chemin. Dans la suite, en effet, les remplacements ayant été permis pour la garde nationale, ils se crurent en droit d'intervenir encore. Ils députèrent donc à la municipalité, la priant « de faire contribuer tous les citoyens aisés d'une somme proportionnée à leurs facultés et d'après le rôle des contributions mobilières à la charge des citoyens peu fortunés qui, ne pouvant servir par eux-mêmes], seraient par suite obligés de solder un homme à leur place ^ ». Ils voulaient, en outre, que les officiers municipaux donnassent la liste de tous les citoyens aptes au service de nuit, et que les noms de ceux qui se dévoueraient ainsi lussent affichés en double dans la salle de la mairie -.
Cette dernière motion visait-elle à honorer les braves, toujours prêts à se dépenser pour la défense de l'ordre y Cachait-elle, au contraire, un piège, ou, si l'on veut, indiquait-elle une indispensable précaution? Toujours est-il que la garde nationale n'inspirait qu'une médiocre confiance aux Amis de la Conslitc.Uon. Dès le moment de sa création, certains se sentirent envahis par la déhance; ce qui valut à la municipalité, de la part des clubistes, des conseils à temps et à contretemps.
Un membre tout effrayé vint un jour avertir la Société « qu'il y avait dans la garde nationale plusieurs
vcx.ituircs (le 1,1 pari de (jiielqiies membres du club; mais la majorité eut Ir bon goût de les rejeter. Les violents n'allaient guère tarder à repi-endre le dessus.