Séances des 16 et 18 février
86 FRATERNITÉ RÉVOLITIONNAIRE
trations fussent suppliées « de ne rien négliger pour découvrir les auteurs de la séduction ou de la force qui avaient empêché ces municipalités de s'assembler' ».
C'était donc une véritable surveillance, une surveillance de tous les instants, tracassière et inconstitutionnelle, que le club exerçait sur l'administration départementale ; une ingérence méticuleuse et tyrannique (|u'il se permettait sans vergogne. Et le pouvoir régulier obéissait sans mot dire aux avis comme aux désirs de ces audacieux délateurs !
Avec quelle impudence d'ailleurs ils imposaient leurs volontés, quelques brefs détails nous le diront.
[.es Ainis de la Constitution venaient de fixer les jours de leurs séances et d'en réduire le nombre à cause du peu de zèle qu'on mettait à s'y rendre. C'était un échec qu'il fallait dissimuler. Pourquoi ne se servirait-on pas à cet effet du directoire départemental? En conséquence, on invita ce corps à ne se réunir, lui aussi, que deux fois la semaine, mais bien entendu à des heures autres que le club-. Les intérêts du Morbihan en souffriraient peut-être, mais au moins la Société usurpatrice serait favorisée; n'était-ce pas le principal?
Quelques mois plus tard, changement de tactique : les calculs égoïstes et mesquins des Amis de la ConstiiifJion ne s'iHaient point réalisés. ï>e département recevra de nouveaux ordres et devra modifier son règle-