Séance du 17 mai l"lt
n'avait pas encore eu son exécution dans plusieurs endroits; rassemblée arrêta (sur-le-champ) qu'elle prierait messieurs du département d'écrire circulairement aux districts pour qu'ils enjoignent aux municipalités de leur ressort de faire enlever toutes les armes et même celles qui se trouvent dans les églises ». Dans le même esprit de mesquinerie tyrannique, les Amis de la Constitution demandaient aux corps administratifs de presser le rasement des châteaux forts, comme si leur vue seule eût blessé ces dévots de l'égalité '.
Parfois les empiétements des clubistes revêtaient un caractère plus odieux. C'est ainsi que le district d'Auray fut violemment accusé devant le département de négligence à déférer « à cette administration supérieure les curés et vicaires de la paroisse de Plouharnel..., pour avoir non seulement refusé de prêter le serment, mais encore s'être permis de déduire des motifs injurieux à l'Assemblée nationale et les avoir souscrits au pied de l'instruction de nos suprêmes législateurs affichée à la porte de leur église, sur le décret du 27 novembre- ».
Les municipalités étaient à leur tour iniquement victimes d'une pareille hostilité. La séance extraordinaire du 24 février 1791, par exemple, venait de s'ouvrir quand un clubiste « proposa de dénoncer celles qui n'avaient point ordonné à leurs membres de se rendre aux assemblées primaires pour le choix des électeurs » ; il demandait, en outre, que les adminis-