Séance du lundi li février, di.\ heures du matin
Conslitulion civile du clergé; et de fait, dans une lettre au maire de Vannes, M. Dubodan fils, il annonçait cette résolution. Mais bientôt de plus mûres réflexions et de plus ferventes prières lui montrèrent qu'il ne pouvait aller jusqu'à pareille concession. A cette nouvelle, les clubistes s'irritèrent violemment. Un memltre fit la motion formelle d'inviter les administrations à lui retirer « la direction du séminaire, attendu que sa conduite l'en rendait indigne, et à lui nommer un successeur à la cure dont il était pourvu, pour n'avoir pas, dans le délai prescrit, obéi à la loi» ».
Cet orateur intolérant avait à peine quitté la tribune qu'un autre plus intransigeant encore lui succéda. « Les décrets de l'Assemblée nationale, dit-il, portent que tous les séminaires doivent être fermés et qu'ils ne peuvent être ouverts (et ce dans les villes seulement où l'évêque est conservé) qu'après que les supérieurs et les directeurs desdits séminaires auront été nommés- (Or), par une contravention formelle à la loi, le sieur Le Gall a continué de donner et faire donner ses leçons ; il a même été assuré que, depuis les vacances, nulle autre matière ne se traite dans les écoles que celle relative à la Constitution civile du clergé, et il est certain que le résultat de la discussion ne porte les jeunes étudiants à rien autre chose qu'à la désobéissance et à l'insurrection. » En conséquence, je propose de supplier messieurs du département de tenir closes les portes de cet étaljlissement jusqu'après la nomination et le serment des vicaires, supérieurs et directeurs. Je voudrais qu'on demandât en outre à nos magistrats de s'occuper