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'\. Arcliivcs nationales, AFii. :iti9, 'i-i.'jO, pièce 2.
\. Il est juste de remar(|uer (|ue les élus eurent un moment des ddiilcs sur le sérieux i\v. leur élection. Cf. Archives nationales. ihitl.. pièces 3 et .i. — Ils restèrent pourt;int en chîirge jusqu'au jour (»u Prieur de l;i Marne les fit arrêter et emprisonner comme trop tirdes puiic la Hév.dulion. Cf. Anhives nationales, AFii, 'il.'i, placpu'tte -JiUS
Jusqu'ici nous avons plus spécialement fixé nos regards sur les empiétements des clii])istes vannetais ; nous allons maintenant voir ces purs foulant aux pieds les principes si prônés de la fraternité et de Tégalité, et se faisant d'aljord les surveillants tracassiers et mesquins, puis les persécuteurs éhontés, les bourreaux infatigables de leurs adversaires. 11 me faut appuyer sur un sujet que précédemment j'ai dû seulement effleurer, prouver que, si tous les opposants eurent, on Ta vu, à soufTrir de leurs délations, quelques-uns cependant se trouvèrent particulièrement honorés de leur haine et de leurs dénonciations. De ce nombre furent, en première place, les prêtres insermentés. Je les montrerai poursuivis, traqués avec barbarie, sans relâche, comme si le clergé fidèle eût menti impudemment aux devoirs sacrés qu'il avait juré de remplir. C'est un spectacle vraiment étrange que celui de ces ignorants bourgeois, ces Gros-Jean de carrefour, en remontrant à leur curé et lui faisant la leçon, la menace à la bouche et le fouet à la main.
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On devine que la Constitution civile fut le point de départ et la cause principale de ces luttes déplorables. Au début, je le reconnais avec joie, les clubistes semblaient animés d'intentions pures. Un de nos frères de Lorient, lisons-nous dans le procès-verbal du 14 février (séance du matin), poussé par «< le désir de la paix et de la concorde, a proposé de députer des membres vers Tévêqueetles principaux ecclésiastiques fonctionnaires publics de cette ville (Vannes) pour les engager, au nom du Dieu de paix, de la patrie et delà constitution, à considérer que leur refus obstiné de prêter le serment * était une des causes de la scène trop malheureuse dont nous fûmes hier les témoins ^, et pour leur représenter que, s'ils persistaient, il y aurait à craindre qu'elles ne se renouvelassent d'une manière encore plus tragique^ ».
Cette démarche, quels qu'en aient été du reste les motifs, devait nécessairement échouer, et la responsabilité des suites que cet état de choses allait amener reton)])aittoutentièresurdes législateurs imprévoyants et impies. Les clubistes de Vannes ne le comprirent pas, imbus qu'ils étaient des principes les plus faux en matière religieuse. La lutte commença donc sans retard contre les prêtres fidèles.
Vers le milieu de février 1701, on avait informé la Société que le supérieur du grand séminaire, M. Le Gall, avait promis de se soumettre publiquement à la
1. On sait que, notamment le 27 novembre et le 26 décembre 17'JO, la Constituante rendit des décrets obligeant tous les ecclésiasti(|U('s (|ni exerçaient une fonction pubrKjue à prêter le serment de sounnssion à la Constitution civile du clergé.
2. 11 s'agit de lallaiiiu' de Vannes par les paysans des paroisses voisines.