Séance du .'. juillet
LES PERSÉCUTIONS DU CLUH lOo
d'abord la portée de Tacte qu'on sollicitait de sa piété : il n'agit point. Devant ces lenteurs, nos sœurs, les dames citoyennes, furent contraintes d'entrer en lice. Le 9 juillet, elles poussèrent les clubistes à recommencer vigoureusement l'attaque. Ceux-ci, tout heureux de répondre au civisme et à la surveillance active de ces dames, renouvelèrent leur arrêté sur cet objet et choisirent des députés pour aller « présenter itérativement leur vœu à messieurs du département ' ». Ces dévots personnages durent grandement se réjouir quand la députation, de retour, annonça que les respectables magistrats « avaient prévenu les désirs de la Société - ».
A Vannes, tous ne se montraient pas d'une pareille déférence pour les idées du club. On y apprit un jour, par exemple, que la messe avait été célébrée dans un oratoire privé. C'était un intolérable scandale pour les vertueux et libéraux Amis de la Constitution. L'assemblée arrêta donc qu'on avertirait le département en lui demandant de commencer des recherches et d'établir sans retard un corps de garde dans cette maison réfractaire '^. Vers le même temps, Tadministration du Morbihan était informée que cette audace se renouvelait au cliâteau de Limoges, à quelques pas de la ville. On la suppliait donc d'empêcher un acte aussi subversif, tandis que le directoire du district était à son tour sollicité d'agir dans le même sens et notamment de faire maçonner au plus tôt une porte secrète