Séanee du 29 juin
qui communiquait de Tenclos des Capucins dans celui d'un particulier '.
Quelques mois plus tard, le champ de la persécution s'était élargi. « Il fut observé, dit le procès-verbal du 11 novembre, que les religieuses de cette ville, au mépris des ordres qui leur avaient été donnés de ne laisser entrer qui que ce soit dans leurs églises, y faisaient néanmoins introduire par leurs parloirs toutes les personnes qui se présentaient ; il fut arrêté qu'on députerait vers la municipalité pour l'instruire de cet abus, la prier de rappeler (aux récalcitrantes) les prescriptions qu'elle leur avait précédemment faites et leur enjoindre de s'y conformer-. »
Il n'est pas superflu de noter qu'en une affaire de si minime importance, les Amis de la Conslilution^ comme pour violer plus sûrement les droits de la liberté, s'adressèrent successivement au directoire du département, à celui du district et à la municipalité. Quelle incroyable poussée de zèle! Mais poursuivons.
Par la dénonciation d'un membre de la Société, on sut, un jour, qu'une procession devait avoir lieu dans les environs de Vannes, « pour implorer les lumières du Saint-P]sprit, afin qu'il lui plûtde souffler à Louis XVI de ne pas accepter la charte constitutionnelle qui devait lui être présentée incessamment ». A l'instant, on décida de presser les corps administratifs d'envoyer un détachement de la garde nationale pour escorter les fidèles, ou phitôt pour s'opposer à ladite manifesta-
\. SraiuM- fin " mai 1791.