Séance du l" mars il'Jl
112 FKAÏEHNITÉ KÉVOLUTIONN AIKK
cesse ; on eût dit que les clubistes voulaient excuser à leurs propres yeux les excès auxquels ils allaient se porter, ou étouffer par leurs éclats de voix les plaintes si justifiées de leurs victimes. Bientôt, en effet, ils mirent leurs actes en rapport avec la haine qu'exhalaient ces propos.
Ils débutent par un appel à la délation, pour qu'aucun de ceux qui sont demeurés fidèles à Dieu n'échappe à leur poursuite.
Dans la séance du 27 mars, un membre de la Société, aux applaudissements de ses camarades, engage « tous les amis de la constitution et messieurs des galeries ', qui sont aussi amis de la loi, à dénoncer les prédicateurs incendiaires. 11 termine sa motion, remarque naïvement le secrétaire émerveillé, par une figure de rhétorique où il a représenté l'hydre anticonstitutionnelle prête à rendre Tàme, mais ayant encore assez de force pour mordre les pieds des bons citoyens ^ ».
Cette invitation fut entendue : les accusations arrivèrent de tous côtés.
On signale notamment à lanimosité des clubistes, et partant à celle de tous les violents, les recteurs de plusieurs paroisses de Vannes, le supérieur du grand