‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 84 sur 206 · Séance du lU mai · texte numérisé non relu

Séance du lU mai

Amis de la Coyislitution; mais était-elle opportune? Ils ne le savaient pas. Aussi leur parut-il sage d'en écrire à « nos frères les jacobins de Paris' ».

La réponse sollicitée n'était pas encore arrivée quand cette aiïaire fut accidentellement remise en délibération. Les clubistcs de Lorient priaient ceux de Vannes de les soutenir dans une requête qu'ils adressaient aux commissaires du roi et aux administrateurs du département. Or cette requête, tout entière relative aux prêtres insermentés, qu'elle qualifiait de séditieux, réclamait leur éloignement temporaire, <( afin que les recteurs, curés, etc., qui devaient les remplacer, eussent le temps de calmer les esprits, de gagner les cœurs et la confiance de leurs paroissiens ».

A peine eut-on pris connaissance de ce factum, que des délégués de la Société de Lorient se présentèrent ; et, pour bien faire entendre la pensée de leur club, lurent « un extrait de sa délibération ». (3n y demandait l'exil des prêtres démissionnaires pour refus de serment quelle qu'eût été d'ailleurs leur conduite.

Quand, précédemment, on avait examiné cette affaire à Vannes, on s'était contenté de réclamer l'exil des ecclésiastiques incendiaires et réfractaires à la loi. La divergence entre les deux clubs était notable. L'addition de nos frères de Lorient excita donc de grands débats. On remarqua, entre autres clioses, que cette exigence contrariait visiblement Tarticle de la De'claralion des droits de Ihomme consacrant la liberté des opinions. Par contœ, on fit observer qu'en se contentant d'écarter seulement les prêtes recoimus incen-

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