‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 88 sur 206 · Séance du 18 juin · texte numérisé non relu

Séance du 18 juin

3. Séance du 30 juin 17'.)1. — D'après M. Sagnac (Cf. la Révolution française, 14 octobre 1907, p. 207;. les insermentés eussent été pour le Morbihan dans la proportion de 80 pour 100. — Javoue que les calculs de cet érudit me paraissent bien problématiques. 11 ne semble pas d'abord s'être douté que les municipalités, par bienveillance sans doute, rangèrent parfois au nombre des jureurs certains ecclésiastiques qui ne méritaient pas cette injure. C'est ce qui ressort de deux documents que j'ai par hasard rencontrés aux Archives nationales (C, 212. 103. p. 91;

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les personnes dont la présence dans la ville serait suspecte, notamment tous les prêtres rél'ractaires * ».

Rien pour le moment ne résistait donc plus aux moindres désirs des violents du club : il leur sembla prudent de profiter du vent favorable. En conséquence, sous leur impulsion, la Société demanda u à messieurs du département qu'ils eussent à renouveler leur proclamation relative aux non-conformistes qui mettaient le trouble dans le pays, disaient-ils ; à ordonner aux municipalités d'y tenir la main avec la plus grande rigueur et d'arrêter tous ceux dont la présence leur serait connue ou dénoncée par des citoyens de probité pour être nuisible, d'ordonner en même temps que tout prêtre qui serait reconnu pour courir les campagnes et qui ne se tiendrait pas au lieu de son domicile serait arrêté et conduit au Port-Louis.

« Et quant aux prêtres réfractoires qui habitaient la ville de Vannes, ils supplièrent messieurs du département de les faire arrêter et conduire de suite au Port-Louis, comme le seul moyen de rétablir la tranquillité, et, pour y parvenir plus sûrement, d'autoriser tout citoyen à arrêter ou faire arrêter ceux dont la liste leur serait présentée par les députés qui leur porteraient la présente...; enfin, de prier messieurs de la municipalité de surveiller particulièrement les prêtres qui n'avaient pas prêté le serment civique 2. »

\V. 4;u, '.»7i, 1». (iG), et qui, probaldciiient, ne sont pas isolés. On ne voit pas en second lieu que, dans ses évaluations, M. Sagnac se soit souvenu «jue plusieurs se rétractèrent prompteinent et, partant, ne doivent pas être mis purement et simplement parmi les assermentés.

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