‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 89 sur 206 · Séance du 27 juillet 17'Jl · texte numérisé non relu

Séance du 27 juillet 17'Jl

LES PERSÉCUTIONS DU CLUJi 119

Ainsi des prêtres, auxquels on ne pouvait reprocher que la fidélité à leurs devoirs, étaient mis à la discrétion du premier vaurien, et le citoyen le plus méprisable était autorisé à arrêter ou faire arrêter des centaines de Français que des gens sans mandat leur désignaient! Et notons-le, les clubistes de Vannes, non contents d'introduire ces pratiques odieuses dans leur ville, travaillaient à les généraliser dans tout le Morbihan. Ils encourageaient leurs pareils, notamment ceux d'Hennebont ^ et du Faouët -, à marcher à leur suite dans cette voie de proscription, et si, par exemple, Taccusateur public laissait échapper quelques victimes, on le dénonçait lui-même au pouvoir •^.

Tant de tracasseries, ou plutôt de persécutions, ne déconcertaient ni ne lassaient les ecclésiastiques fidèles. Les Amis de la Constitution^ irrités de cette noble énergie que n'entamaient point leurs violences, saisirent d'autres armes : ils résolurent de soumettre ces courageux par la faim.

Les pouvoirs publics, on le sait, après les avoir dépouillés de leurs l>iens, leur avaient assuré en compensation une modique pension. Nos intègres bourgeois s'emploient d'al)ord pour que cette dette sacrée ne soit point acquittée en totalité '. Bientôt même ils se jugent encore trop généreux dans leur parcimonie injuste et décident « une pétition à l'Assemblée nationale pour la prier de rendre un décret qui sup-

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