‹ Frédéric II, Catherine, et le partage de la Pologne; d'après des documens authentiquesChapitre 40 sur 45 · Décembre · texte numérisé non relu

Décembre

(Ayant parlé des intrigues des Contedreés de Bar en France, le Roi poursuit):

Il me \'ient une idée dans Fesprit, que \(>us aurez soin de coniier au Comte Panin. Dès ([ue la Russie veria, (pu- toutes ses propositions de conciliation seront infructueuses, et qu'une nouvelle g-ueri-e avec la L'orte est inévitable, il me semble, qui! est de son intérêt, d'engager la Pologne dans son j)arti et à prendre fait et cause en sa faveur. Ce n'est pas tant pour les grands avantages, qu'elle aurait à attendre d'un tel allié; mais, pourvu que la Pologne joigne un millier d'hommes à l'armée russe, le reste des confédérés de P>ar n'osera grouiller, et il me pai'aît bien valoir la peine, d'éloigner ce dernier et tout remuement ultérieur en Poloii-ne.

Ainsi, ce fut encore Frédéric, qui donna la première idée du traité, pioposé jiar la Russie aux Polonais en 1787, et contre lequel le succès-

seur de Frédéric scleva a^'ec tant d'amertume. De même que P^rédéric par ce prudent conseil, qui aurait aussi été utile aux Polonais, prouva son amitié à Vlmpératrice, de même son successeur lui prouva son inimitié en combattant avec tant de chaleur cette pi'o])osition.

Du Roi au (Jointe Solnis^

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