‹ Frédéric II et Louis XV, d'après des documents nouveaux 1742-1744. Par le deuc de BroglieChapitre 31 sur 48 · I..\ MALAIS IE DU ROI .'{li · texte numérisé non relu

I..\ MALAIS IE DU ROI .'{li

il en a parlé au maréchal de Noailles pour la première fois, il lui a dit qu'il n'avait qu'à faire ce qu'il fallait pour exécuter son dessein, mais que son parti était pris. Le maréchal de Noailles en fut d'abord un peu fâché, tant parce que le roi avait pris cette résolution sans le consulter, que pour conserver ici, en y restant, la grande faveur qu'il y a, aussi bien que sa supériorité dans les opérations militaires et pour ne pas se mettre en contrariété de conseils et d'idées avec les maréchaux de Coigny et de Belie-Isle, qui voudront chacun se faire valoir tant qu'ils pourront, principalement le dernier, qui brûle d'impatience de remonter sur sa bête, et qui est le seul qui puisse tenir tête au maréchal de Noailles: aussi ce dernier devient-il jaloux facilement pour peu qu'il s'aperçoive que le premier est consulté1. >•

Si ces mauvais sentiments traversèrent un instant l'esprit de Noailles, on lui doit la justice de dire qu'il n'en laissa rien percer dans l'action. et qu'ils s'effacèrent rapidement de son âme : car, envoyé sur-le-champ, en avant, à Metz,

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