‹ Frédéric II et Marie-Thérèse d'apres des documents nouveaux, 1740-1742 (volume 2)Chapitre 2 sur 52 · AVANT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS III

idéal dont la générosité el la grandeur séduisent leur imagination.

Rien n'eût été si aisé, je crois l'avoir fait voir, à la mort de l'empereur Charles VI, que d'obtenir de sa fille Marie-Thérèse, par la cession de tout ou partie des Pays-Bas, une extension de territoire qui eût fortifié et peutêtre affermi pour jamais la défense de notre frontière du nord. A cet avantage de fait, certain et tangible, la France préféra l'idée de rétablir l'Empire germanique, dans sa conception primitive , c'est-à-dire affranchie de la prépondérance et de l'hérédité autrichiennes.

C'était un vrai Français, et de la meilleure race de nos compatriotes, par l'éclat de sa valeur et la vivacité et les ressources de son esprit, que ce maréchal de Belle-Isle qui fut l'inspirateur et un instant le héros de ce projet grandiose. Mais, pour mener à fin sa tentative, même pour la rendre possible, il fallait commencer par proclamer le désintéresse-

Iment absolu de la France, et sa résolution de n'exiger pour elle-même aucun prix de ses efforts. C'est ce que Belle-Isle répétait encore à Frédéric, au moment même où cet allié,

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