‹ Frédéric IIChapitre 17 sur 52 · II · texte numérisé non relu

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avec plus de vivacité que jamais. Or, pour ne pas embrouiller les affaires, il est donc plus simple, de se mettre en possession de ce dont on sera convenue, dès que les troupes Russes seront sur la Vistule: primo: nous ne ferons que suivre l'exemple des Autrichiens, secundo: cette même armée sur la Vistule, ne pouvant pas manquer de faire une forte impression sur les Autrichiens, les contiendra: tertio: si nos ministres à Vienne font alors une déclaration à cette cour, des raisons que nous avons eues de faire ce partage, elle sera obligée d'y consentir, et ai elle n'est pas contente de sa part, qu'elle se

dédommage elle-même, soit par Belgrade ou par quelques staroties à sa bienséance. Quarto: Quant aux Turcs, il vaut mieux que cette prise de possession se fasse avant aucune négociation entamée, parce qu'on leur fera avaler la pilule doucement, si on leur signifie, que c'est un équivalent en faveur duquel on leur restitue la Valachie et la Moldavie, et de plus, en leur faisant voir, que les Autrichiens de leur côté nous en ont donné l'exemple, en agissant de même. Pour ce qui est les Polonais, il faut s'attendre qu'ils jeteront les hauts cris, en quelque temps que la prise de possession s'effectuera, car cette Nation, vaine et intrigante, crie de tout; mais l'armée sur la

Vistule fera bientôt cesser les clameurs ^ et après la conclusion de la paix avec les Turcs, ce sera elle, qui pacifiera la Pologne. — Voilà un raisonnement suivi et étendu sur cette matière.

Du Ministre Prussien à Vienne Rhods

au Roi.

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