SOMMAIRE
FBEMIÈBE PARTIE:
Le partage es la Pologne, — Etai présent de la qtiestion.
Les rëcits, qu'on a faite jusqu'à présent sur ce partage sont en partie „fable convenue/* — Ils remontent à trois sources principales: les écrits de Frédéric, les discours du Prince Henri, et les rapports diplomatiques. — Exposé de Frédéric. — N'est pas contraire à la vérité, mais il pèche par des réticences. — Le récit du Prince Henri reproduit dans plusieurs ouvrages: dans Ségur, dans Vioménil et dans Ferrand; — d'après Ségur; — d'après la relation du Comte de *** dans Vioménil; — d'après la relation de Rhulière dans Ferrand. — Contra^ diction entre le récit du Prince et celui du Roi. — Que les diplomates Prussiens ont toujours continué à broder sur ces récits ; — d'abord, Gôrtz, dans un Recueil adroitement préparé; — après lui, Dohm. — Enfin Schôll. — Leur exposé passe dans les Manuels historiques. — Heeren. — Récits modifiés, d'après des rapports diplomatiques. — Flassan. — Raumer. — Historiens qui accusent Frédéric. — Coxe. — Wraxall. — Gross- Hoffinger (remplissage). — Comte de Saint-Priest. — Sa relation; — donne lieu à quelques objections et tire trop d'inductions.' — A qui doit on croire?^ — Ïj9t
mafise s'en tient aux exposés des écrits Prussiens, et condanme Tlmpératrice Catherine.
DEUXIÈME PABTIE.
Frédéric II ou la Solution,
Tâche que Frédéric s'est lui-même imposée. — Il a en Yue deux acquisitions principales: la Silésie et la Prusse occidentale. — La mort d'Elisabeth le sauve de sa ruine. — Pierre III conclut un traité avec lui. — Frédéric y dépose le germe de la future acquisition de la Prusse occidentale. — Bases de son plan. — Les articles secrets du traité. — Deux sont proposés par Pierre, et deux par Frédéric. — Avènement au trône de Catherine H. — Epuisement des puissances. — Catherine a le choix d'une alliance. — En conclut une avec Frédéric. — Politique de ce dernier. -^ Il fait insérer des conditions du traité précédent conclu avec Pierre et désavantageuses aux Polonais. — Preuves: d'abord l'article concernant le maintien de la constitution affaiblissante. — Ses paroles au général Gadomsky. — Sa réponse au Général Mokranowsky. — Conduite de son Ambassadeur £>exin à Constantinople, et plaintes de ]a [Russie sur son compte. — Singulière excuse de Frédéric. — Entretien du Roi avec Saldem, dans lequel le Roi exprime son opinion. — Note fulminante du Roi à Pétersbourg, contre l'établissement d'un conseil permanent en Pobgne. — C'est aussi Frédéric, qui le premier met la question des Dissidens sur le tapis, et cherche à gÉ^gner l'Impératrice Catherine à cette cause. — Note de son Ambassadeur, le Comte de Solms à Pétersbourg. — L'Impératrice Catherine intervient activement en faveur des Dissidens. — Rôle équivoque de Frédéric. —
Troubles qui en sont le résultat en Pologne. — Mesures violentes de Bepnin. — Confédération de Bar. — Choiseul attise le feu de la guerre contre les Russes. — Frédéric décline une coopération décisive pour les dissidens, et laisse l'Impératrice seule devant la difficulté. — Sa politique déjà devinée et signalée de son temps. — Interprétation de Sulkowsky. — De Lord Stormont. — Entrevue de Frédéric avec l'Empereur Joseph à Neisse. — Son jugement sur l'Empereur. — Succès des Russes contre Jes Turcs. — Inquiétude de Frédéric. — Même inquiétude à Vienne. — Conférence de Neustadt. — Il n'y fut pas concerté de partage. — Tentatives de Frédéric pour amener le démembrement de la Pologne. — Le Prince Henri à Pétersbourg. — Il insiste sur un entretien politique avec l'Impératrice. — Il cherche à sonder l'Impératrice au sujet d'un partage de la Pologne. — Catherine ne s'y montre pas très favorable. — Frédéric revient à la charge avec une proposition formelle. — Délais du côté de la Russie, et pas de réponse. — Le Roi demande presque avec menace, une décision. — La position de llmpératrice l'oblige à céder. — Les négociations commencent en Mai 1771 et finissent par la conclusion du traité de partage, le 5 Août 1772. — Le partage de la Pologne fut-il un forfait inouï, comme les Polonais et les Français l'ont crié? — Ce ne fut pas inouï. Les Polonais ont sagi de la même manière, et se sont approprié des provinces russes. — Duel de plusieurs siècles entre la Russie et la Pologne. — Et les Français sous Louis XIV et Napoléon n'ont pas non plus agi autrement. — Les droits des Polonais sur les provinces qui leur furent enlevées n'étaient pas plus fondés, que ceux de leurs adversaires. — Dans la vie politique, la stricte observance'^du droit n'est pas toujours
- tl —
possible, et le salut des peuples a aussi ses droits. — La raison doit être ici le juge suprême. — Dans la vie des états y celui qui ne sait pas défendre et conserver son indépendance ne mérite pas de la posséder. — La nation polonaise avait tous les moyens d'être forte et indépendante, et elle périt, par son propre égoïsme, par la discorde, les vices, et la corruption.
Document A. Traité d'Alliance entre Pierre III et Frédéric II, du 8 Juin 1762. ' (Jusqu'ici inédit.)
Supplément, ^