‹ Frédéric IIChapitre 9 sur 52 · Du Roi à Solms; du 25 octobre · texte numérisé non relu

Du Roi à Solms; du 25 octobre

Qu'il est certain, que Durand n'a été envoyé à Saint- Pétersbourg que pour faire naître la discorde entre les trois cours et renverser Panin. Que c'est pour cela aussi qu'il a recueilli à Danzig un paquet de plaintes contre le RoL Exposition de l'affaire de Danzig. Que le Roi ne veut qu'user de son droit.

63. Du Roi à Solms; du 7 novembre 1772. — Il approuve complètement l'instruction de Panin à Stakelberg. — Benoît doit aussi s'y conformer. Contentement, que la Russie, dans son différend avec Danzig, soit disposée favorablement pour lui. Il espère s'arranger à l'amiable avec les Danzicois.

64. Du Roi à Solms; du 11 novembre 1772. — Que pour obtenir des Polonais les cessions, il faut s'avancer contre eux avec la plus grande fermeté, et même faire entrer des troupes. Les Polonais invoquent toutes les puissances pour intervenir; ainsi donc, plus de levée générale et de mort les armes à la main. Cependant, il n'y aura que la force qui pourra les déterminer à souscrire. Que c'est aussi l'avis de Kaunitz. Que l'on doit déclarer, juge-t-il, que si la Pologne ne se rend pas à l'amiable, on poussera les prétentions encore plus loin. — Que les troupes alliées devraient encore avancer davantage en Pologne.

63. Du Roi à Solms; du 15 novembre 1772. — L'ambassadeur de France à Vienne a de longues conférences avec le prince Kaunitz, L'Impératrice flotte dans la plus grande incertitude. Elle dit: „qu'elle a des remords' de conscience à cause du partage," et doit avoir, dans sa mauvaise humeur, reproché à l'Empereur: „que ses entrevues avec le Roi de Prusse sont la première source

de tous ces désagr émeus/' Kaanitz aussi reçut sa part, et se tint du parti de l'Empereur. — Il saura bien, en habile ministre, apaiser la conscience timorée de sa Souveraine.

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