NOTICE SUR LA MÉTHODE DE FRÉDÉRIC LE PLAY
tences très distinctes, à une communauté de vues presque complète », écrivait Le Play à un de ses amis, >l. de Curzon, qu'il avait connu très tard et qui, depuis iS30, avait appris la science sociale, sans sortir de son cabinet, dans les livres des sages de l'antiquité païenne et des maîtres de la pensée chrétienne. Ainsi, les méthodes avaient différé, les conclusions étaient identiques. Au lieu de déduire la science des ])rincipes connus, Le Play l'avait induite des faits sociaux. « Grâce à son étonnante perspicacité, dit M. de Curzon, l'éminent penseur est arrivé, par celte voie inverse, précisément aux mêmes principes fondamentaux qui sont enseignés doclrinalement depuis le commencement du monde. Ces principes ont donc aujourd'hui la double sanction de renseignement traditionnel et de la vérification scientifique » (1).
(1| Emm. do Curzon, Frédéric Le Plnif, sa viéthode, sa doctrine, son œuvre, son esprif,\^. 65. On trouvera dans cet ouvrage, et dans la reinarquabh; iniroduction que M. A. Mascarel y a jointe, des passages très attachants de l'active correspondance échangée entre Le l^lay et l'auteur. « Vous êtes un sage et un saint, écrivait Le Play à M. de Curzon... Chaque jour jti rends grà(;(!S à Dieu de ni'avoir assuré votre amitié. Vos lettres exhalent un parfum de paix qui, dans ce temps de discorde, est d'un prix inestimable. C'est la sagesse qui s'exprime par votre bouche. >