IO AVERTISSEMENT
noblesse et de son ampleur. Elles ne pouvaient donc être négligées. Qu'on se figure une étude sur /'Enéide où il serait fait abstraction du haut dessein patriotique et religieux qui anima Virgile et dont son épopée accuse partout V empreinte. La lacune serait criante. Elle ne le serait pas moins en ce qui concerne Mistral. Il est de ces poètes dont l'œuvre ne compte pas seulement dans l'histoire des lettres, mais compte aussi dans l'histoire de la cité.
J'aimerais penser que mes lecteurs ne bouderont pas trop à ces quelques explications d'un genre un peu plus sévère, d'une couleur forcément un peu plus grise que le reste. Si je ne me trompe, ils en seront dédomnuigés par un surcroît de grandeur dans les impressions reçues de la poésie de Mistral elle-même.
Paris, juin igi8.