‹ Frédéric Ozanam d'après sa correspondanceChapitre 21 sur 235 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LE CLERC d'avoué. — PROFESSION DE SA FOI. — l'aBEILLE. — « SAINT-SIMONISME ET CHRISTFANISME ». — TLAN GÉ-

-NÉaAL d'Études apologétiques.

Le D"^ Ozanam avait ses vues arrêtées sur l'avenir de son fils. Dans son journal de famille, année 1829, on lit ces lignes : « Je désire faire de Frédéric un avocat, OU plutôt un conseiller, unjuge dans quelque cour royale. Il a des sentiments délicats, purs et généreux; et il fera un magistrat intègre et éclairé. J'ose espérer qu'il sera notre consolation dans notre vieillesse. Au sortir du collège, où il termine actuellement sa philosophie, il étudiera la pratique du barreau chez un homme de loi; de là, il ira faire son droit à Dijon ou à Paris. »

Cette idée préconçue de faire prendre à son fils la carrière juridique, au lieu de la carrière littéraire où l'attrait le poussait, allait devenir le principe de huit années de surcharge et de soufi'rance, qui pèseront d'un lourd poids sur la jeunesse, et au delà, de Frédéric Ozanam.

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