VOYAGE DE NOCES
triarcal accueil du cardinal Pacca. Il entretint d'orientalisme le cardinal Mezzofantc « dont les anciens, dit-il, auraient fait un dieu, et dont Dieu sans doute fera un saint ».
Et il termine ainsi : « Surtout, ce n'est pas impunément qu'on s'agenouille aux tombeaux des Saints- Apôtres, et qu'on prie à deux devant la simple dalle qui couvre les restes de saint Pierre. Ce n'est pas en vain qu'en descendant aux catacombes, on se plonge pour ainsi dire dans les entrailles mômes de Home chrétienne. Je sens une nouvelle vie circuler dans ma pensée ; et mes idées, un peu épuisées par un épanchemeut précoce, se ranimer, s'étendre et reverdir. »
Après un court arrêt à Florence, le 28 novembre, les voyageurs touchaient à Marseille. Ils s'arrêtèrent une journée à Nimes où M. Curnier leur offrit une fête qu'il a racontée lui-même. Le poète Reboul y apporta sa présence et ses vers. Lyon ne retint les époux que le temps des derniers préparatifs et des adieux. En décembre, ils étaient à Paris.
Cf. Les Bords du Rhin. Lett. LXXI, p. 404-421.
Le Mariage. Lelt. LXXXI. LeU. LXXV et LXXVI, p. 334-332. V. Kathlenn O'Meara, Frédéric Ozonam, cli. xni, p. 126, 127, 132.
Voyage en Sicile. LeU. LXXVIII, p. 437 à 45<). LeU. LXXXI, p. 460 à 46.5. — Nîmes, M. Curnier, Jeunesse d'Ozaiiam. p. 243.