‹ Frédéric Ozanam d'après sa correspondanceChapitre 100 sur 235 · LE PROFESSEUR · texte numérisé non relu

LE PROFESSEUR

REVEIL CATUOLIQLE. — l'IlEMIKHES LEÇONS. — TEITONISME ET CHRISTIANISME. — l'jIISTORIEN : DROITS ET DEVOIRS. — LA LEÇON. — LE (CORTÈGE. — FRUITS DE LUMIÈRE.

Ramené à Paris comme professeur, après six années d'une absence presque ininterrompue. Ozanam aimait à constater, dans ses lettres, que le parti catholique, comme on s'exprimait alors, n'avait cessé d'y gagner du terrain. Il commença par aller voir Lallier qui débutait alors dans la magistrature, près du tribunal de Sens. Il lui avait écrit de Lyon : « Je vous ai réservé mon premier instant de loisir, afin de vous remercier. On ne pouvait me dire des choses plus amicales et plus chrétiennes. J'ai demandé à Dieu cette foi et ce courage dont vous aviez le secret pour moi. Nos amis d'ici se joig-nent à moi, Ghaurand, Arthaud, d'autres encore, autour desquels fleurit une jeune génération de petits anges. Ce sont de petites familles catholiques qui se forment et c^ui promettent de conserver les traditions de foi et de vertu. »

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(tétait au début: de la période de six mois qui avait séparé ses fianeaillesde l'époque fixée pour son mariage. Le solitaire avait pris pension chez M, et M""' Bailly, pour toute cette première année de son enseignement à la Sorbonne. Ils le traitaientcomme un fils. Il nomme quelques-uns de ses anciens amis, de Cazalès, Saint-Cheron, Montalenibert, qui l'accueillirent comme une force : « Tout ce monde est armé pour le sacré combat, écrit-il. Un mouvement se produit qui, sous tles formes diverses, commence à entraîner les destinées du siècle. C'est ce mouvement qui, suivant les circonstances, nous a amené le Correspondant, la Revue européenne , F Avenir, l' Univei'sité catholic/ue,\es Annales de la PhUosopliie chnHienne, ï Univers, les conférences de Notre-Dame, les Jiénédictins de Solesme, les Dominicains de l'abbé Lacordaire, et jusqu'à la petite Société de Saint-Vincent de I^aul. Mais qui sait si les humbles elforts des petits et des plus obscurs n'auront pas contribué à frayer la route aux grandes choses et aux grands hommes! »

Il continue. Dans la presse il mentionne « de nouveaux écrivains tels que Yeuillot, enlevés à l'ennemi et recrutés à la bonne cause. » N'a-t-on pas entendu du Buloz faire appel pour sa Revue des Deux-Mondes à la plume de ceux qu'il appelle « les honnêtes gens »? Dans la chaii'e sacrée, il salue iM. Bautain, le Père de Ravignan, M. Cœur, l'abbé Marcellin, M. le curé Desgenettes avec la foule de ses convertis de Notre-Dame des Victoires. Par contre, en face, il constate que, depuis que le triumvirat Cousin, Guizot, Villemain est descendu « de sa tribune de la Sorbonne », pas une voix ne s'est fait entendre, de ce côté, pas un recueil n'a paru assez fort et hardi pour formuler une doctrine sienne. Quant à la littérature

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