VOYAGE DE NOCES
triarcal accueil du cardinal Pacca. Il entretint d'orientalisme le cardinal Mezzofante « dont les anciens, dit-il, auraient fait un dieu, et dont Dieu sans doute fera un saint ».
Et il termine ainsi : « Surtout, ce n'est pf^s impunément qu'on s'agenouille aux tombeaux des Saints- Apôtres, et qu'on prie à deux devant la simple dalle qui couvre les restes de saint Pierre. Ce n'est pas en vain qu'en descendant aux calacombes, on se plonge pour ainsi dire dans les entrailles mêmes de Rome chrétienne. Je sens une nouvelle vie circuler dans ma pensée ; et mes idées, un peu épuisées par un épanchement précoce, se ranimer, s'étendre et reverdir. »
Après un court arrêt à Florence, le 28 novembre, les voyageurs touchaient à Marseille. Ils s'arrêtèrent une journée à Nîmes où M. Gurnier leur offrit une fête qu'il a racontée lui-même. Le poète Reboul y apporta sa présence et ses vers. Lyon ne retint les époux que le femps des derniers préparatifs et des adieux. En décembre, ils étaient à Paris.
FUÉDERIG OZANAM. 19