‹ Frédéric OzanamChapitre 164 sur 344 · LE RÉVEIL CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LE RÉVEIL CATHOLIQUE

C'était an début de la période de six mois qui avait séparé ses fiançailles de l'époque fixée pour son mariage. Le solitaire avait pris pension chez M. et M™* Bailly, pour toute cette première année de son enseignement à la Sorbonne. Us le traitaient comme un fils. Il nomme quelques-uns de ses anciens amis, de Cazalès, Saint-Cheron, Montalembert, qui l'accueillirent comme une force : « Tout ce monde est armé pour le combat, écrit-il. Un mouvement se produit qui, sous des formes diverses, commence à entraîner les destinées du siècle. C'est ce mouvement qui, suivant les circonstances, nous a amené le Correspondant, la Revue européenne, U Avenir, r Université catholique, \e^ Annales de la Philosophie chrétienne, r Univers, les conférences de Notre-Dame, les Bénédictins de Solesme, les Dominicains de l'abbé Lacordaire, et jusqu'à la petite Société de Saint-Vincent de Paul. Mais qui sait si les humbles efforts des petits et des plus obscurs n'auront pas contribué à frayer la route aux grandes choses et aux grands hommes! »

Il continue. Dans la presse il mentionne « de nouyeaux écrivains tels que Veuillot, enlevés à l'ennemi et recrutés à la bonne cause. » N'a-t-on pas entendu Buloz faire appel pour sa Revue des Deux- Mondes à la plume de ceux qu'il appelle « les honnêtes gens »? Dans la chaire sacrée, il salue M. Baufain, le Père de Ravignan, M. Coeur, l'abbé Marcellin, M. le curé Desgenettes avec la foule de ses convertis de Notre-Dame des Victoires. Par contre, en face, il constate que, depuis que le triumvirat Cousin, Guizot, Villemain est descendu « de sa tribune de la Sorbonne », pas une voix ne s'est fait entendre, de ce €ôté, pas un recueil n'a paru assez fort et hardi pour formuler une doctrine sienne. Quant à la littérature

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