LA SORBONNE
hétérodoxe, elle en est réduite à se partager entre une critique stérile et un dévergondage impudique. ( En cet état de choses, conclut le jeune professeur, le terrain serait à nous si nous avions assez d'hommes et des hommes assez unis pour enlever la position. »
Au dehors, il admire le progrès de la Propagande catholique en Angleterre et en Amérique, la résistance religieuse de l'Irlande d'O'Connell, celle des Provinces Rhénanes dans l'affaire des mariages mixtes. Et, dans la presse^ le Catholico de Madrid, la Revue de Dublin, le Journal des sciences religieuses de Rome, le Catholic Mlscellany de Gharleston, le Courrier de Franconie. « Ils nous tendent tous la main! »
Enfin et par dessus tout le reste, il relate les Actes du Saint-Siège : les allocutions pontificales contre les gouvernements persécuteurs delà Prusse et delaRussie, les bulles en faveur de la suppression de la traite, les encouragements donnés aux nouvelles fondations congréganistes, à la réforme dans l'art religieux; les récentes nominations d'évêques indépendants, telles que celles de M^' Affre, de M^"" Gousset, deM^de Ronald, etc. « Or tout cela, conclut-il, c'est la transition qui s'opère vers une période dont nul ne peut prévoir les vicissitudes, mais dont il est impossible de méconnaître l'avènement. » Ozanam venait pour y travailler, à Paris.
La Société de Saint-Vincent de Paul et son président, M. Railly, l'appelaient de tous leurs vœux au bureau du conseil général où il trouvait aujourd'hui Léon Gornudet, maître des requêtes au Gonseil d'État, et un jeune homme de vingt et un ans qui était Adolphe Raudon ! Depuis que Lallier était à Sens,