‹ Frédéric OzanamChapitre 313 sur 344 · MARSEILLE. SAINTE MORT · texte numérisé non relu

MARSEILLE. SAINTE MORT

Tit ouvrir les yeux, soulever les bras, et on l'entendit s^éerier d'une voix forte : « Mon Dieu! Mon Dieu, ayez pitié de moi î »

Ce furent ses dernières paroles. L'agonie commença. Sa femme la première se jeta à genoux, puis foutes les personnes de la maison. La pièce voisine était remplie de confrères de Saint-Yincent de Paul, agenouillés en silence. Son frère prêtre dit les prières de la recommandation de l'âme. Quand elles furent achevées, il se fît un grand silence, entrecoupé de pleurs. Il était huit heures moins dix minutes du soir; un long soupir s'exhala des lèvres du moribond : c'était le dernier. Frédéric Ozanam était entré, nous l'espérons, dans la joie de son Maître.

Après un modeste service célébré à Marseille, le corps du défunt fut transporté à Paris où ses funérailles furent célébrées à Sain t-Sulpice, au sein d'un immense et religieux cortège de prêtres, d'amis, de professeurs, de membres de la Société de Saint- Vincent de Paul. Il fut ensuite déposé provisoirement dans la crypte de l'église, en attendant que, grâce à l'amitié de M. Fortoul, ministre des Cuites, il pût être transporté dans la crypte de l'église historique des Carmes.

C'est là qu'aujourd'hui repose le corps de Frédéric Ozanam, sous cette radieuse parole de l'Évangile inscrite sur son tombeau : « Pourquoi cherchezvous parmi les morts celui qui est vivant^? »

Cette église est celle qui réunit, pour la prière et ^aint sacrifice, les étudiants de l'Institut catholique, accomplissant ainsi le v<bu prophétique qu'Ozanam, alors étudiant lui-m-ême, formulait le 15 janvier

1. La chapelle souterraine est dédiée à Jésus-Christ vainqueur de la «lort et à la Vierge Marie sa mère. Près de l'autel, sur un marbre orné

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