SOUMISSION. — LE DEVOIR
mère : « J'ai besoin de vous exprimer, chère maman, ma bonne et ferme volonté de faire en tout temps, ce qui me sera possible, pour remplir mon devoir. Cette année, avant de retourner auprès de vous, je passerai mon grand examen de doctorat en droit. J'espère le passer avec honneur. Si je ne puis rien faire de plus; si je ne puis pas me livrer, autant que je l'aurais désiré, à d'autres études plus attrayantes; si je ne puis pas mettre deux cordes à mon arc; si je ne puis y mettre que la corde solide, et qu'il faille laisser de côté la corde brillante et harmonieuse, je m'y soumettrai. Mon esprit en souffrira; je me serai privé d'une source de jouissances que je m'étais promise. Mais du moins je n'aurai pas manqué à mon devoir. »
Le devoir, le devoir dans le sacrifice : ce dernier mot de sa lettre n'est-il aussi pas le mot qui résume la mentalité de ces trois années d'études et de combat?