Pol. Corr., t. ni, p. 35, 42, 43, 63, 66, «le
s'engager dans les liens d'une nouvelle alliance, Il complaît exiger, en premier lieu, qu'avant la reprise des hostilités une déclaration de guerre authentique et solennelle fût envoyée à l'Angleterre d'une part et à l'Autriche de laulre. Jusqu'à ce moment, en effet (on se le rappelle), malgré tant de sang français versé à Prague ou à Dettingue, la France n'avait encore agi qu'en qualité de siraîple auxiliaire de Charles VU, d'abord comme électeur de Bavière, et ensuite comme empereur; à tel point qu'elle conservait toujours, soit à Londres, soit à Vienne, des représentants accrédités. Cette fiction diplomatique, moins vaine qu'elle n'avait l'air, lui ménageait la possibilité de sortir à tout moment de la lutte, sans autre formalité qu'un avis donné à ses alliés ou un ordre expédié à ses généraux. Et, de fait, c'est ainsi que, lorsque Noailles, l'été précédent, avait fait repasser le Rhin à toutes ses troupes, lenvoyé de la France auprès de la Diète n'avait avisé la haute assemblée que par une simple notification de cette évacuation complète du territoire allemand.
C'est cette facilité même de retraite qui inquic-
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(ail Frédéric el a laquelle il voulait fermer la porte eu établissant, dès le premier jour, entre la Franco et ses ennemis, un état d'hostilité déclarée dont elle ne pourrait être dégagée que par un traité formel, précédé d'une négociation <|ui préviendrait toute surprise.
Un second engagement devait être réclamé de la France ; c'était la promesse de ne pas poser les armes avant que la Prusse eût obtenu, pour prix de son nouvel effort, une extension de territoire sur les frontières de la Bohème et de la Silésie, destinée, suivant Frédéric, k compléter vi à assurer la possession de sa première conquête. Enfin, et ceci était le point le plus délicat et le plus difficile à gagner, il fallait que la France se décidât à faire de nouveau franchir le Rhin à deux de ses corps d'armée, doutTun serait placé sur le cours inférieur du fleuve, aux environs de Cologne et de Dusseldorf , pour contenir les Anglais el menacer le Hanovre ; l'autre en amont de Strasbourg, pour occuper le prince de Lorraine pendant que les armées prussiennes attaqueraient TAutriche dans ses foyers.