‹ Frédérick-Lemaître et son temps, 1800-1876Chapitre 14 sur 45 · PIERRE · texte numérisé non relu

PIERRE

Il dit : Allez vous coucher !

MACAIRE

Merci! un fils qui dit à son père : Allez-vous coucher! — C'est égal, je ne t'en veux pas... mais ce n'est pas bien, car tu es mon fils...

CHARLES

Mais oui ! mais oui !

MACAIRE

Tu es mon sang ! le plus pur de mon sang ! tu es mon tout! — Ah ! j'ai mon fils I j'ai mon jeune homme!

Et il est soigné, j'espère, son jeune homme ! Allons, allons! qu'on s'embrasse et que tout ça finisse...

CHARLES

Pierre, aide-moi...

(Us le soulèvent et l'entrainem.) MACAIRE, à son fils.

Tu fais de moi ce que tu veux. — Âh ! que les pères sont malheureux d'avoir des fils !

Ne riez pas ! n'allez-pas me dire que c'est là du grotesque. Et d'ailleurs le rire — une grimace en somme — n'est-il point grotesque ? Des grosses plaisanteries et des bons mots! Aristophane a-t-il donc fait autre chose ? Avez-vous oublié le lézard ^qui lâche sa fiente sur Socrate ? et les servantes de Lysistrata qui battent les archers? et la baleine qui prend une balance et pèse de la graisse de bœuf, etc., etc.?

Voici maintenant le puff de la philanthropie.

LE BARON

Oui, telle que vous la voyez, elle est vquve d'un pair de France.

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