‹ FreischützChapitre 18 sur 69 · lievue 77iusicale de Fclis, année 1821), p · texte numérisé non relu

lievue 77iusicale de Fclis, année 1821), p

de force et de charme. Avec une voix mal posée, Mlle Fischer (Agathe), douce et touchante, montrait « de la sensibilité et parfois de l'éclat. » On faisait à Haitzinger un mérite de ne jpas chanter faux. Il possédait un ténor bien timbré, frais et très étendu et une chaleur qui ravissait Berlioz; mais, trouvant son rôle insuffisant, il intercalait au troisième acte « un air fort gracieux, parodié de l'italien, avec point d'orgue et roulade, » et, naturellement aussi, cet air était bissé. L'année suivante, c'est à un opéra allemand de Winter, Le Sacrifice interj'ompu, qu'il empruntait ce morceau supplémentaire *.En mai i83o et i83i, c'était la Schrœder-Devrient qui jouait Agathe. On reprochait à son chant d'être incorrect, à sa voix d'être déjà usée, mais elle était douée d'un grand sentiment musical et son jeu émouvait les spectateurs.

C'est probablement après avoir pu comparer le vrai Freischût{ du Théâtre Italien à la contrefaçon qu'il avait entendue si souvent à l'Odéon que Berlioz conçut contre Castil-Blaze cette indignation violente qu'il a exhalée dans ses Mémoires et dans ses articles. Sans avoir encore visité l'Allemagne, il avait pu juger de l'originalité du Freischût^ allemand.

A qui appartient l'initiative d'avoir introduit Freischiit^au répertoire de l'Opéra-? Berlioz l'attribue à

1. Représentation du 19 mai 1830 (compte rendu du 22 à la Revue musicale).

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