Gazette musicale du 16 décembre
2. N" du 18 janvier 1835. Dans le Temps du 26 janvier 1875, J. Weber rappelait qu'à la tin de l'avertissement publié en tèie de la partition de Rohin des Bois, Caslil- Blaze avait promis de livrer aux amateurs un supplément contenant les morceaux supprimés par lui. Inutile d'ajouter que celle promesse ne fut pas tenue.
impossible une nouvelle disposition ou plutôt une traductioji pure et simple du libretto allemaud. » Grâce à ce rédacteur, dès i835, la voix du bon sens se faisait entendre.
C'est que, dans rintervalle. une troupe d'opéra allemande, celle de Rœckel, était venue à Paris, trois années de suite, en mai 1829, i83o et i83i, donner des représentations d'ouvrages lyriques nationaux et notamment de Freischût^. Ces représentations avaient eu lieu au Théâtre italien, qui se trouvait alors salle F'avart, tandis que l'Opéra-Comique était logé au Théâtre Ventadour. 11 semble qu'interprété par des artistes allemands et à si peu de distance de la mort de Weber, ce Freischût^ aurait dû être irréprochable. Mais seule la mise en scène était réussie. On voyait dans le tableau de la Gorge au Loup « une cascade d'eau naturelle,» sur les branches « des oiseaux funèbres aux yeux de feu, des chars étincelants, une fantasmagorie blanche fort amusante '. » En revanche, on faisait des coupures dans \efmale du troisième acte, et le critique louait la direction d'avoir « remis, au dénouement, le jugement et le pardon du roi. Ce y?7za/e, ajoutait-il, n'est pas très fort [\), mais il fait plaisir et il donne à l'ouvrage une moralité intelligible qui lui manquait. »
Au dire du rédacteur, l'orchestre manquait d'énergie et d'éclat; il parut même inférieur à celui de rOdéon, dirigé par Crémont. Gênée, bon acteur, chargé du rôle de Kaspar, avait la voix faible ; l'organe de la seconde chanteuse, Mlle Hanff, était dépourvu