‹ Freischütz: Opéra Romantique En 3 ActesChapitre 13 sur 74 · u G lii ck u n d L ietesfre u de · texte numérisé non relu

u G lii ck u n d L ietesfre u de

Schôner, grimer (bis) fungfern- VeilchentlauerSeide ibis}. [hranz.

De son hymen, en ce beau jour.

On prépare la fête.

Portons nos vœux et noire amour

À notre aimable Annelte !

De nos mains accepte cette fleur!

Qu'elle soit le gage du bonheur !

Les autres strophes diffèrent tout autant du texte original.

Quand les jeunes filles sont parties, arrive Richard, qui se préoccupe de faire signer à Tony sa promesse. 11 chante ici l'air en ré de Kaspar, mais le sens des vers est dénaturé sans aucune raison. Survient Tony qui demande à Richard: — Tu as eu trois balles, cette nuit? Tu ne m'en as donné qu'une. Où sont les autres?

Richard : — La balle d'argent est dans ma carabine et j'ai chargé le pistolet avec la troisième, celle de plomb.

Tony : — Donne-moi ta carabine (En effet, il a déjà employé la balle qu'il avait à tuer un sanglier qui menaçait la vie de son oncle, Reynold\ Richard lui tend le parchemin à signer en échange. Tony refuse.

Les chasseurs reviennent de la chasse. Ils rapportent un sanglier sur un brancard et chantent le chœur : Chasseur diligent. Dans l'original, chaque strophe est formée d'un huitain de vers de onze et douze syllabes; les auteurs les ont coupés en douze vers de cinq syllabes chacun dans lesquels la prosodie est assez mal observée et le sens violé :

Beim KLmge der Hômer im Griinen zu liegen, Den Ilirscli zu verfolgen dure h Dickichl und Teich,

FREISCIIUTZ

Ist fiirstliche Freude, ist miinnlich Veriangen, Es stiirkel die Glieder und wfirze! das Mahl. Wenn W aider und Felsen uns Jtallend umfangen, Tôni freier und freitd'ger der voile Pokal 1 Io ho! Di'.iLiLiLiLi ! elc...

Chasseur diligent, Quelle ardeur te dévore?

Tu pars dès l'aurore, Toujours content.

L'effroi te devance, Ton coup est certain.

La douce espérance, Te guide en chemin.

O peine cruelle!

Tu quittes ta belle, Mais le soir près d'elle, Lamour te verra, etc..

On a vu plus haut que le rôle du Prince avait été supprimé. A sa place, c'est Reynold et l'intendant de lord Wentworth, personnage muet, qui paraissent. Le premier est tout attendri à la pensée que son futur gendre lui a sauvé la vie. « Hier, dit-il, je craignais de compromettre le bonheur de ma fille; mais à présent je m'engage à unir Annette au vainqueur, bien certain que ce sera Tony. » L'épreuve du tir est ouverte à tous, et Richard doit se mettre sur les rangs. Appelé le premier, il tire et abat la colombe. Il épousera donc la fille de Reynold. Tony prend le pistolet pour se tuer. Nancy se précipite afin de détourner le coup; lit balle va frapper Richard, « qui est au fond et entraîne Annette. » Stupeur générale. On dépose Annette évanouie sur le banc, sous la statue, Richard sur l'autre banc, au pied de l'arbre.

Comme le finale du second acte, celui du troisième fut un des morceaux les plus défigurés parles arran-

PRÉFACE

geurs. Ils avaient supprimé l'intervention de Kuno. celle d'Ottokar; en revanche, ils introduisirent dans la partition un chœur récitant.

Ciel ! Richard, ta victime Echappe à tes traits.

Descends dans l'abîme, Tu vas pour jamais Trouver le prix de tes forfaits.

Puis Reynold proclame que :

Tony n'eut point de part Aux noirs enchantements du perfide Richard!

Aux premiers mots que Tony dit pour sa justification, le coupable est pardonné. Le rôle de l'Ermite avait été supprimé, et sa belle phrase religieuse : Doc/i, jettf, erhebt noch eure Blicke dem, der Schut^ der Unschuld tvarî (Elevez vos regards vers Celui qui fut le soutien de l'innocence!) remplacée par ces deux vers :

Ton repentir désarme ma colère !

Viens, cher Tony, vient embrasser ton père!

Cette phrase de Reynold conduit à l'ensemble final, qui d'un acte de confiance en Dieu, devient un souhait de bonheur :

Près d'un époux et d'un tendre père, Tu vas entîu retrouver le bonheur.

Maintenant que la donnée de Robin des Bois est connue, passons au récit de la première représentation à TOdéon. Th. Sauvage en a tracé un résumé fidèle que j'abrège 1 .

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