‹ Freischütz: Opéra Romantique En 3 ActesChapitre 22 sur 74 · Revue musicale de Fétis, année 1829, p · texte numérisé non relu

Revue musicale de Fétis, année 1829, p

de force et de charme. Avec une voix mal posée, Mlle Fischer (Agathe), douce et touchante, montrait « de la sensibilité et parfois de l'éclat. » On faisait à Haitzinger un mérite de ne [pas chanter faux. Il possédait un ténor bien timbré, frais et très étendu et une chaleur qui ravissait Berlioz; mais, trouvant son rôle insuffisant, il intercalait au troisième acte « un air fort gracieux, parodié de l'italien, avec point d'orgue et roulade, » et, naturellement aussi, cet air était bissé. L'année suivante, c'est à un opéra allemand de Winter, Le Sacrifice interrompu, qu'il empruntait ce morceau supplémentaire 4 . En mai i83o et 1 83 1 , c'était la Schrceder-Devrient qui jouait Agathe. On reprochait à son chant d'être incorrect, à sa voix d'être déjà usée, mais elle était douée d'un grand sentiment musical et son jeu émouvait les spectateurs.

C'est probablement après avoir pu comparer le vrai Freischût{ du Théâtre Italien à la contrefaçon qu'il avait entendue si souvent à TOdéon que Berlioz conçut contre Castil-Blaze cette indignation violente qu'il a exhalée dans ses Mémoires et dans ses articles. Sans avoir encore visité l'Allemagne, il avait pu juger de l'originalité du Freischùt^ allemand.

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