D'après une lettre à Winkler relatée au catalogue
PRÉFACE
Léon Pillet et donne la date de 1 838 ou 1839. C'est une erreur. Léon Pillet ne dirigea l'Opéra qu'à partir du i er juin 1840 1 , et son prédécesseur Duponchel ne devait pas être tellement satisfait du four de Benvenuto Cellini, joué en 1 838, qu'il fît une commande à Berlioz 2 . Celui-ci a raconté lui-même, dans ses Mémoires, comment il exigea que Freischùt^ fût joué intégralement, « sans rien changer ni dans le livret, ni dans la musique. » La promesse lui en fut faite par le directeur et parle traducteur.
Il faut rendre justice à Emilien Pacini : il a su, des scènes parlées, extraire l'essentiel. Qui ne connaît pas le livret de Kind en a, dans son adaptation, un résumé fidèle. Les expressions mêmes de 1 original sont parfois conservées 3 et serties en alexandrins, tels ceux-ci, relatifs à l'aigle tué par Max :
d'autographes de Laverdet, Richard Wagner se serait entremis auprès de la famille de Weber pour facilitera Berlioz l'entente avec Schlesinger, éditeur de la partition à Paris, et à Léon Pillet, la mise en scène de Freischûtz. M. Ad. Juliien signale cette lettre et son contenu dans son livre sur Berlioz. Je ne vois pas le fait rappelé dans la biographie de Wagner par Glasenapp, ni dans l'autobiographie de Wagner : Mein Leben.
1. J. Prodhomme : Hector Berlioz, un vol. in-8. Paris, 1905, Delagrave
2. Du reste, dans son compte rendu de la première représentation à l'Opéra (Journal des Débats du 13 juin 1841 , Berlioz fixe ce point d'histoire : « M. Pillet s'est décidé au commencement de mars, à monter le Freischûtz. En irois mois, on a fait la traduction, écrit les récitatifs, appris les rôles et les chœurs et mis la pièce en scène. » Cet article a été reproduit, mais en partie seulement, dans .1 travers chants.