‹ Freischütz: Opéra Romantique En 3 ActesChapitre 58 sur 74 · II. Je t'implore · texte numérisé non relu

II. Je t'implore

Les mains jointes, Eternel, Dieu de tendresse.

De tout piège Nous protège La phalange de tes anges !

Regardant encore au dehors :

Tous se livrent au repos; Cher ami, pourquoi tarder?

Mon oreille écoute en vain....

Le murmure des sapins, Le feuillage des bouleaux Troublent seuls ce calme auguste; Rossignols, grillons s'accordent A chanter la douce nuit....

Pourtant, me trompé-je encor?

Des pas s'approchent; Du milieu de ces arbres 11 vient quelqu'un....

— C'est lui, c'est lui....

Parais à l'appel du signal !

Elle fait des signes avec son mouchoir blanc.

Agathe veille En cette nuit....

Quoi ! il ne me voit donc pas?

Dieu! si la lune ne m'abuse,

Il a des fleurs à son chapeau ! *

Bien sûr! au jeu du tir il fut vainqueur.

Heureux présage pour demain,

Heureux présage!... Ah! j'espère enfin!

Air : Oui, tout mon être vibre

Et mon cœur bondit d'émoi; Tout mon cœur bondit vers lui.

Je renais à l'espérance 1 !

Quoi! la chance reviendrait, Souriante, au cher aimé, Pour demain s'offrir, fidèle!

Est-ce un rêve, fais-je erreur? Ciel, reçois mes pleurs d'extase, Toi qui m'as rendu l'espoir!

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