‹ Freischütz: Opéra Romantique En 3 ActesChapitre 64 sur 74 · CHŒUR INVISIBLE · texte numérisé non relu

CHŒUR INVISIBLE

Par monts et vaux, ravins, forêts, Parmi nuages, vent et nuit, Abîme, étang et gouffre ouvert, Le feu, la terre, l'air, la nier!

Joho! Wau, wau! Joho, wau, wau!

kaspar, parlé :

Malheur! La Chasse infernale ! Six! malheur!

L'écho : Six! malheur!

Dans tout le ciel, la nuit est noire. Des nuages qui, auparavant, allaient a la rencontre l'un de l'autre, s'entrechoquent avec des décharges électriques d'éclairs formidables et de tonnerre. 1 1 pleut a torrents. Des flammes d'un bleu sombresortent de terre : des feux-follets se montrent sur les montagnes. Des arbres, avec des craquements, sont déracinés. La cascade écume avec fracas. Des éclats de rochers sont projetés à bas. On entend de tous côtés les bruits de l'orage, la terre paraît vaciller.

kaspar, tressaillant, crie :

Samiel, Samiel, à laide! — Sept!... Samiel !

L'écho : Sept!... Samiel!

Kaspar est précipité à terre.

i. Les vers allemands sont cités page 45.

FHEISCHUTZ m

max, secoué et projeté de ci, de là, par la tempête, sort du cercle, saisit une branche de l'arbre mort et crie :

— Samiel ! (Dans le même moment, la tempête commence à s'apaiser. A la place de l'arbre desséché paraît le Chasseur Noir, tenant Max par la main.)

samiel, avec une voix terrible, parlé :

Me voici!

max fait un signe de croix, puis il est précipité à terre.

Une heure sonne. Silence soudain. Samiel a disparu. Kaspar <4it encore la face contre terre. Max se relève d'un mouvement convulsif.

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